Réalisations

Les maîtres d’ouvrage font leur rentrée

Entretien avec Bernard Roth, président de l’association AMO (Architecture et maîtres d’ouvrage), au sujet de Camo : un cycle (C) de formation qui traite d’architecture (A) à l’intention des maîtres d’ouvrage (MO), et dont la rentrée 2008-2009 se prépare à Paris.

Le Moniteur Archi : Le Camo (*) se propose de faire appréhender par les maîtres d’ouvrage « l’essence de l’architecture ». Il a aussi pour vocation de cerner « l’étendue des compétences des hommes de l’art ». Sensibilisation à l’architecture ou formation professionnelle ?
Bernard Roth : Le Camo vise à améliorer très sensiblement la relation professionnelle maître d’ouvrage/architecte. Il apprend au maître d’ouvrage à lire l’architecture non seulement en plans mais en espace, à l’inscrire non seulement en réponse à un programme mais par rapport à son environnement.
De plus, le Camo entend aider le maître d’ouvrage à appréhender le métier de l’architecte et l’art de la transformation d’un programme en projet dans un site donné. Il doit enfin permettre l’instauration d’un concept de partenariat, qui additionne des compétences complémentaires, loin de toute idée de domination ou des querelles d’ego.

LMA : Après deux sessions réalisées et avant la troisième qui s’ouvre en novembre, peut-on considérer l’objectif initial du Camo atteint ?
B.R. : Clairement oui. Si on en juge d’abord par le sentiment des représentants d’AMO, qui avaient conçu et proposé à l’Ecole de Chaillot le concept pédagogique, et qui ont chaque année auditionné les enseignants. Mais nous avons aussi d’autres signaux positifs : les évaluations des participants suivant chaque cours ; le débriefing général de fin de Cycle, réalisé avec les mêmes participants précédant la remise des diplômes ; le bouche à oreilles qui commence à s’installer et nous envoie de nouveaux candidats ; la création d’une amicale des Anciens (le Moqa = Maîtres d’ouvrage et qualité architecturale).

LMA : Indéniablement, le Camo est venu combler un vide. Comment aller au-delà pour que la sensibilisation à l’architecture soit mieux partagée ?
B.R. : Le Camo touche une petite quarantaine de participants par an. C’est évidemment une audience assez faible. J’ai proposé aux présidents régionaux d’Amo d’organiser des formations continues chez eux. Pour diverses raisons, ils préfèrent qu’elles continuent de se dérouler à Paris. Je ne désespère pas d’aller plus loin en direction de la cible prioritaire que constitue à mes yeux les collectivités territoriales auxquelles s’adresse le Camo mais qui le connaissent encore mal. Enfin, comme nous avons souvent l’occasion de le dire – mais il ne faut pas perdre une occasion de le répéter – les écoles et les médias grand public ont un rôle considérable à jouer pour la sensibilisation à l’architecture. En s’adressant à l’opinion publique, on touchera à la fois le marché et le citoyen.
Propos recueillis par Frédéric Lenne

(*) Cycle issu d’un partenariat entre l’association AMO (Architecture et maîtres d’ouvrage) et l’Ecole de Chaillot, département formation de la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris.

Focus

Au programme


Le Camo se compose de six journées de formation : cinq journées en salle et une journée de visite (6h par jour, soit 36 heures de formation). Le programme ainsi que le bulletin de préinscription sont disponibles par téléchargement (format PDF) sur le site Internet de la Cité de l’architecture et du patrimoine : www.citechaillot.fr ; ou par voie postale sur demande téléphonique au 01 5851 5998.

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