Transport et infrastructures

Les Londoniens pourraient se mettre à rouler sur l’eau

Mots clés : Architecte - Vélo

Un architecte spécialisé dans la conception de stations spatiales et le bureau d’étude anglais Arup ont annoncé, début octobre, réfléchir à une piste cyclable flottante qui permettrait de traverser Londres, à la force des cuisses et des mollets, en moins de 30 minutes.

Long d’une dizaine de kilomètres, la piste cyclable flottante proposée par le « River Cycleway Consortium »  permettrait de traverser Londres d’Est en Ouest sans jamais poser le pied à terre et sans respirer une seule fois les gaz d’un pot d’échappement. Le consortium – formé, entre autres, d’un architecte dessinateur de stations spatiales,  David Nixon, d’une agence spécialisée dans la conception de bâtiments d’observation de l’Antarctique, Hugh Broughton Architects, et du bureau d’étude anglais à l’origine d’une grande partie des équipements sportifs les plus spectaculaires de la planète, Arup -, estime à près de 800 millions d’euros le coût des travaux.

 

 

Le contrôle de cette  autoroute pour vélo se ferait par satellite et l’énergie nécessaire à son éclairage serait produite par des panneaux photovoltaïques, des éoliennes et des générateurs utilisant le mouvement des marées. Le consortium dit compter sur des financements privés pour permettre à son projet de voir le jour et sur un forfait journalier à 2 euros pour assurer sa maintenance.

 

Les Londoniens rouleront-ils sur l’eau, dans les airs ou sur terre ?

 

Sujet de sa majesté, lauréat du prix Pritzker en 1999, l’architecte Norman Foster avait déjà proposé de faire pédaler les londoniens dans les airs pour leur éviter de se mêler aux voitures. Le coût de son « skycycle » est lui estimé à environ 300 millions d’euros.

Que ce soit dans les airs ou sur l’eau, les sommes avancées dépassent largement les 80 millions du « plan vélo » annoncé récemment par le maire de Londres. Connu pour enfourcher son vélo même les jours les plus pluvieux, Boris Johnson veux installer près de 20 kilomètres de piste cyclable supplémentaires le long des artères londoniennes. En faisant ce choix, le maire de Londres semble trancher et laisse penser que Sir Norman Foster et l’équipe regroupée autour d’Arup moulinent dans le vide. Mais River Cycleway Consortium estime que son infrastructure aquatique viendrait en complément. Quoi qu’il advienne, ces propositions autour de la place du vélo ont le mérite de stimuler le débat sur la politique de la ville.

 

Doubler les bateaux mouches en vélo

 

Un débat qui pourrait bien traverser la Manche pour être transposé chez nous. Et il n’est pas impossible qu’Anne Hidalgo, qui a promis de doubler le nombre de kilomètres de pistes cyclables à Paris et de faire des canaux de la capitale des infrastructures de transport, soit sensible à l’idée de faire pédaler les Parisiens sur l’eau…

 

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X