Paysage

Les jeunes talents du paysage éclairent l’avenir

Mots clés : Aménagement paysager - Architecture

Avec ses deux prix et ses quatre mentions révélés le 9 juin à la maison de l’architecture d’Ile-de-France, la livraison 2015 du palmarès des « Nouveaux talents » du paysage a renouvelé la démonstration pour la troisième année consécutive : du réchauffement climatique aux fractures sociales, les jeunes paysagistes relèvent les grands défis sociétaux.

« Les titulaires des deux prix ont développé une remarquable analyse des sites. Elles ont croisé le paysage avec les enjeux politiques, économiques ou sociaux ». L’éloge de l’urbaniste Jean-Pierre Charboneau, président du jury 2015 des « jeunes talents » du paysage, rend hommage à Julie-Amadéa Pluriel, issue de l’école nationale du paysage de Blois, et à Magali Risler, sa consoeur issue de celle de Versailles-Marseille.

A toute la génération montante mise en valeur par l’événement orchestré par la fédération française du paysage (FFP), Jean-Pierre Charbonneau adresse un message optimiste : « La raréfaction des moyens financiers peut se révéler féconde. Il y a des tonnes de choses à faire, et certaines transformations importantes peuvent se réaliser rapidement.  : allez-y ! ».

 

Réchauffement anticipé

 

Autour d’un château juché sur un promontoire à proximité de Valence, Julie Amadéa-Pluriel a réorganisé les accès et renforcé un écosystème menacé de dégradation par les flux touristiques. Les pollens identifiés lui servent de point d’appui pour identifier les plantes à réintroduire en fonction de leur capacité à résister au changement climatique. La proximité de terrains plantés de vignes et de vergers a inspiré l’idée d’une double reconquête à la fois paysagère et économique, avec une approche qui concilie des possibilités de transformation à court, moyen et long terme.

 

L’eau réconcilie migrants et agriculteurs

 

De l’autre côté de la France et loin des flux touristiques, comment l’approche paysagère peut-elle dénouer les tensions suscitées par un camp de migrants implanté dans la conurbation Lens Dunkerque Calais ? Magali Risler a choisi de parier sur une transformation du rapport à l’eau. Au creux d’un vallon, elle risque d’inonder le campement et la production agricole. Issue d’une enquête sociologique, l’intervention paysagère concilie l’intérêt des anciens et des nouveaux habitants grâce au guidage de l’eau, support de biodiversité et de rencontres.

 

Sélection resserrée

 

Autant que les deux lauréates, les quatre mentionnés apportent des réponses justes à des problèmes complexes : transformation de friche en espace naturel dans la métropole toulousaine, conciliation entre tourisme, agriculture et industrie dans la Petite Camargue, désenclavement d’un quartier insulaire à Sète, reconversion d’un site nucléaire dans le Finistère… Les six finalistes proviennent des 37 auteurs de projets de fin d’études qui ont déposé des dossiers de candidature, parmi les diplômés des promotions 2014 des écoles supérieures de paysage françaises : « Des chiffres qui montrent à la fois un engouement grandissant des diplômés en écoles de paysage pour un concours relativement jeune, mais aussi la volonté de la FFP de publier cette année une sélection plus resserrée », indique Sylvain Morin, coordinateur du concours et vice-président de la FFP Ile-de-France. Mission accomplie.

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