Environnement

Les industriels du parquet montrés du doigt

Un rapport réalisé par l’Agence d’enquête environnementale (EIA) et l’ONG indonésienne Telapak accuse des fabricants de parquets et des détaillants européens de vendre du bois tropical rare « volé » dans la région de Papouasie, à l’est de l’archipel indonésien.

Les deux organismes citent notamment les noms des industriels Junckers (Danemark), Tarkett (Allemagne) et Kahrs (Suède), et des distributeurs Jewson (groupe Saint-Gobain) et Leroy Merlin.
Les fabricants ont, selon les ONG, acheté en contrebande du merbau, un bois très dur à la couleur rouge qui pousse dans les forêts humides de l’Asie du sud-est et notamment en Papouasie.
« Bien que les fournisseurs et les détaillants de planchers en merbau ne violent pas eux-mêmes la loi, ils profitent d’un commerce illégal et ils trompent leurs clients en Europe en leur proposant des produits fabriqués à partir de bois volé », a assuré Julian Newman, responsable de la campagne pour les forêts à l’EIA.
Selon le rapport de véritables mafias du bois, corrompant la police et l’armée indonésiennes, forcent les populations locales papoues à accepter de vendre des grumes de merbau pour moins de 15 euros le mètre cube. La même quantité de bois se vend ensuite à 2.700 euros en Europe.

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