Environnement

Les habitations hébergent aussi de nombreux polluants

Mots clés : Qualité de l'eau, de l'air et du sol

Une étude de l’Ademe réalisée dans le Nord-Pas-de-Calais a de quoi inquiéter. Des produits polluants, dont des substances cancérigènes comme le formaldéhyde et le benzène, sont présents massivement dans les habitations.

Ces résultats de l’étude réalisée par l’Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie (ADEME) et le conseil régional Nord-Pas-de-Calais préfigurent ceux d’une étude nationale qui devrait être rendue publique cet été.
Le formaldéhyde a été décelé dans la totalité des 60 logements étudiés à une concentration moyenne de 17 microgrammes par mètre cube, alors que la valeur toxicologique de référence pour une exposition longue durée est de 10 microgrammes.
Ce produit est très répandu dans les colles et vernis des bois agglomérés, peintures, cosmétiques, produits ménagers, moquettes et même matériaux de construction.
Le benzène est répandu dans une habitation sur trois bien que son usage soit très réglementé. Les personnes dont le garage jouxte l’habitation ou réalisant beaucoup d’activités de bricolage et de peinture sont les plus exposées.

Certaines substances pouvant entraîner allergies et maladies respiratoires sont plus représentées dans les logements à problèmes: le monoxyde de carbone – souvent dû à l’utilisation en continu d’un chauffage d’appoint -, les moisissures ainsi que les poussières diverses. Les acariens eux sont présents presque partout.

Les participants au colloque « L’air vu de l’intérieur » qui s’est tenu à Lille se sont penchés sur les moyens de lutte contre ces polluants comme l’aération fréquente ou un système de ventilation performant.
Selon Pierre de Roubaix, ingénieur de l’ADEME, la région Nord-Pas-de-Calais testera cette année un « diagnostic de la qualité de l’air intérieur simple pouvant être réalisé avec quelques mesures ».
Quelques notes d’espoir : le projet de règlement européen Reach sur le contrôle des substances chimiques devrait limiter les plus toxiques.
Notons également que des recherches ont identifié des plantes d’intérieur améliorant la qualité de l’air (dracena, chlorophytum, syndapsus). Mais, selon M. de Roubaix leur utilisation massive n’est « pas encore opérationnelle car on se pose des questions sur de possibles effets négatifs ».

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