Événement

Les grandes lignes de la candidature française à l’Exposition universelle de 2025 dévoilées

Le 5 mars, à la fondation Louis-Vuitton, Jean-Christophe Fromantin, président d’ExpoFrance 2025, a dévoilé le thème et les grandes orientations de la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025. Au cœur du dispositif, le village numérique représenterait un investissement de 500 millions d’euros sur un montant total de dépenses estimées à 2,9 milliards d’euros.

«Au cœur des territoires s’ouvre celui des hommes». Tel est le thème de la candidature française à l’Exposition universelle de 2025, présenté, le 5 mars, par Jean-Christophe Fromantin, président d’ExpoFrance 2025. Devant un parterre de représentants étrangers, d’entreprises, d’élus locaux… réunis dans l’auditorium de la fondation Louis Vuitton –LVMH est l’une des entreprises partenaires- le député-maire de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a aussi dévoilé l’architecture globale du projet de candidature. Cette exposition se veut innovante, participative, numérique et polycentrique: fini les pavillons étatiques construits pour l’occasion, le patrimoine sera mis à disposition des pays, et revisité grâce aux nouvelles technologies. «Nous voulons tirer parti de différents sites: Paris, le Grand Paris, la France et même l’international», a indiqué Jean-Christrophe Fromantin.

 

Un village numérique

 

Le projet de candidature s’articule autour de trois concepts: le village numérique, les douze forums et les mobilités interconnectées et positives. «Avec le village numérique, l’idée est de réinventer la tour Eiffel du XXIe siècle. Sur environ 200 000 m2, ce lieu vers lequel se déplaceront entre 50 et 80 millions de visiteurs sera une expérience immersive au cœur des territoires du monde. Nous appellerons tous les pays à venir participer avec des idées, des images, leurs innovations…», a précisé Jean-Christophe Fromantin. L’objectif est aussi de faire de ce «village numérique» un défi technologique et entrepreneurial. Il serait développé par un groupement d’entreprises et d’universités françaises et internationales et géré par une entreprise dédiée. Une plateforme de crowdsourcing permettrait de mobiliser les idées du monde entier. «Dès le départ, il faudra imaginer la reconversion de ce palais numérique, qui représente un budget d’investissement d’environ 500 millions d’euros», a ajouté le président d’ExpoFrance. Dans quelques semaines, un appel à projet sera lancé pour sélectionner un site au sein du Grand Paris.

 

Douze espaces thématiques

 

Avec les douze forums, les porteurs de la candidature à l’Exposition universelle de 2025 veulent renouer avec «les galeries des grands palais des expositions universelles du XIXe siècle». Douze espaces thématiques seraient répartis dans Paris, le Grand Paris et les métropoles régionales: l’agora des arts vivants, la galerie des paysages, le Mooc (*) des connaissances, le quartier oxygène, les terres d’accueil, le palais des découvertes, les patrimoines du nouveau siècle….Ces forums thématiques seraient adossés à des sites existants ou en projet: monuments, secteurs en reconversion, gares, parvis. «Ces sites, adaptés aux besoins de chaque thème et à l’accueil du public, seront transformés avec un cofinancement d’ExpoFrance 2025 à hauteur de 800 millions d’euros», a précisé Jean-Christophe Fromantin. Les sites seront là aussi sélectionnés via des appels à projets.

Enfin, concernant les mobilités interconnectées, l’ambition d’ExpoFrance 2025 est de «transformer le trajet d’un point à un autre en un moment attractif, positif». Des animations, des expositions dans les gares et sur les parvis seraient organisées avec la création d’une plateforme de gestion multimodale et des transports individuels connectés.

 

Des dépenses estimées à 2,9 milliards d’euros

 

L’équipe d’ExpoFrance 2025 évalue le montant des recettes à 3,1 milliards d’euros dont 1,6 milliard provenant de la billetterie et les dépenses à 2,9 milliards, soit un bénéfice de 200 millions d’euros, qui par effet de levier pourrait générer une capacité d’investissement d’un milliard d’euros. «Nous faisons l’hypothèse qu’il n’y aura pas de soutien financier de l’Etat et des collectivités locales. Nous aurons besoin de lancer un emprunt de 500 millions d’euros pour faire la soudure. La seule chose que nous demandons, c’est la garantie de l’Etat», a déclaré Christian de Boissieu, professeur d’économie et vice-président d’ExpoFrance 2025. Dans un premier temps, l’équipe doit s’atteler au bouclage financier du dossier de candidature, estimé à 50 millions d’euros.

En conclusion de cette présentation, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, est venu redire que le Premier ministre comme le gouvernement étaient de «tout cœur derrière ce projet». Le chef de l’Etat devrait déposer le dossier de candidature au Bureau international des expositions (BIE) dans un an. Le choix du pays hôte interviendra en 2018.

 

(*) Mooc: acronyme de l’expression anglaise « massive open online course » désignant une formation en ligne ouverte à tous.

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