Energie

Les Français et les renouvelables : je t’aime, moi non plus

Dans son baromètre annuel sur les Français et les énergies renouvelables, rendu public jeudi 20 janvier, l’Ademe confirme une tendance : l’opinion publique est attachée aux énergies nouvelles. Avec quelques paradoxes.

Dans l’édition 2010 du baromètre de l’Ademe sur les Français et les énergies renouvelables*, diffusé jeudi 20 janvier, 97 % des personnes interrogées se déclarent favorables au développement des énergies nouvelles, un chiffre stable depuis plusieurs années. Le baromètre démontre également « une bonne acceptation des énergies renouvelables à la maison : 44 % des personnes interrogées considèrent la possibilité de produire de l’électricité à domicile à partir d’énergies renouvelables intéressante, 28% d’entre eux la jugent même très intéressante », écrit l’Ademe dans un communiqué.

Solaire et éolien

Les énergies solaire et éolienne restent les énergies renouvelables préférées des Français : quand on leur demande quelle énergie renouvelable la France devrait développer en priorité, les Français sont 61 % à donner la primeur à l’énergie solaire (68% en 2009) et 53% à l’éolien (43 % en 2009). « Les énergies renouvelables sont appréciées majoritairement pour leurs avantages environnementaux (83 %) puis économiques (52 %) », écrit l’Ademe. Et ce, même si ces avantages n’existent pas : le sondage de l’Ademe ne le fait pas apparaître, mais l’opinion publique commence à intégrer qu’elle paie le surcoût de certaines énergies, à travers la CSPE pour financer l’obligation d’achat d’EDF. Le moratoire sur le photovoltaïque ne va pas arranger les choses…

Syndrome Nimby

18 % des Français déclarent posséder un appareil permettant d’utiliser une énergie renouvelable, qui se trouve être pour 55 % d’entre eux une installation au bois. « Mais il faut noter la progression des installations solaires (+ 13 %) et des pompes à chaleur (+ 5 %) », poursuit l’Ademe. Autre paradoxe : « Les énergies solaire et éolienne bénéficient d’un bon niveau d’acceptabilité », écrit l’Ademe, sans rappeler que le syndrome Nimby (« Not in my backyard », pas de ça dans mon jardin) a gagné l’éolien depuis déjà plusieurs années. L’Ademe note quand même « une baisse de l’acceptabilité « sur son toit » de 10 points ». L’esthétique (pour 67 % des répondants) et les nuisances sonores (pour 59 %) continuent de représenter un frein au développement des éoliennes lorsqu’elles se trouvent à moins d’un kilomètre du domicile.

*Etude effectuée par BVA pour l’Ademe sur la base de 1 012 entretiens téléphoniques auprès d’un échantillon représentatif de la population française des 18 ans et plus, entre le 13 et 25 septembre 2010.

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