Industrie/Négoce

Les filiales de Lafarge et Holcim au Vénézuela nationalisées

Le gouvernement vénézuélien a annoncé lundi 18 août avoir conclu un accord pour la nationalisation des filiales locales du cimentier français et du suisse Holcim.

Caracas versera 257 millions de dollars à Lafarge pour acquérir 89% de sa filiale, le français conservant 5%. Le solde, soit 6%, reste en Bourse.
Holcim, pour sa part, cèdera 85% de sa filiale pour 552 millions de dollars et en conservera 15%.
« Nous avons un accord avec deux entreprises mais malheureusement les négociations n’ont pas abouti avec Cemex (…) et la procédure d’expropriation va être engagée », a déclaré à la presse le ministre de l’Energie et du Pétrole, Rafael Ramirez. Les responsables de Cemex « demandent un prix très élevé par rapport à la valeur réelle », a-t-il affirmé. « Ils demandaient 1,2 milliard de dollars », a-t-il précisé.
Le vice-président Ramon Carrizalez a pour sa part expliqué que le gouvernement était disposé à indemniser Cemex à hauteur d’environ 819 millions de dollars, soit le cumul des sommes prévues pour Lafarge et Holcim.
Les filiales vénézuéliennes de Cemex assurent 50% de la production de ciment du pays, celles de Holcim et Lafarge le reste.
La filiale de Lafarge produit 1,6 million de tonnes de ciment par an sur un total de 7 millions de tonnes pour le marché vénézuélien.
« Cet accord officialise le transfert de notre filiale au gouvernement vénézuélien. C’est une étape de plus dans le processus de nationalisation annoncée par le président Chavez il y a quelques mois », a déclaré à Paris un porte-parole de Lafarge. M. Ramirez a souligné que le gouvernement disposait des fonds nécessaires pour racheter les filiales et que le président Hugo Chavez demandera l’exécution de la transaction dans un délai de 60 jours.

AFP

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