Industrie/Négoce

Les fibres minérales artificielles sous surveillance

Attention aux fibres céramiques réfractaires et aux fibres de verre à usage spécial. Elles appartiennent à la famille des fibres minérales artificielles (FMA) siliceuses vitreuses montrées du doigt par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset).

Dans un communiqué, l’agence rend préconise 3 mesures « pour protéger les personnes exposées aux fibres céramiques réfractaires (FCR) et aux fibres de verre à usage spécial de type E et de type 475, classées comme cancérogènes possibles au niveau international ». Il s’agit de : renforcer la traçabilité, acquérir de nouvelles connaissances sur ces fibres et leurs risques et substituer ces fibres par des matériaux moins dangereux dans la mesure du possible. L’agence indique qu’ « à l’heure actuelle, l’accessibilité aux FCR et aux fibres de verre à usage spécial reste réduite pour la population générale dans des conditions normales d’utilisation des articles qui en contiennent ». Qu’en est-il pour les professionnels?

Clapets coupe-feu
Les propriétés physico-chimiques des FCR en font un matériau de choix pour l’isolation thermique à haute température : « Les FCR sont principalement utilisées sous forme de nappes, de feuilles, de panneaux, de tresses, de feutres, etc. dans des applications industrielles pour l’isolation de fours, de hauts fourneaux, de moules de fonderie, de tuyauteries, de câbles, pour la fabrication de joints mais aussi dans des applications automobiles, aéronautiques et dans la protection incendie » comme l’indique l’Institut national de recherche et de sécurité (Inrs). « Les expositions les plus élevées sont rencontrées lors des travaux de retrait et de pose de matériaux ainsi que lors des travaux de finition au cours de la fabrication de pièces ». L’Inrs considère que les FCR sont potentiellement aussi dangereuses que l’amiante.
Concernant les fibres de verre à usage spécial, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France indiquait dans un avis rendu suite à sa séance du 5 février 2004 « …que les emplois dans le bâtiment des microfibres de verre de type E ou Glass-475 s’ils existent, ne font pas l’objet de données précises (…) et que, par ailleurs, les fibres céramiques réfractaires peuvent être utilisées de manière limitée dans certains ouvrages de protection contre l’action du feu (ex: clapets coupe-feu, joints) en substitution à l’amiante. » Ces fibres, contenues dans certains produits présents dans les bâtiments, présentent un risque sanitaire lors des démolitions. Elles nécessitent sans doute une dépose préalable, ainsi qu’une mise en décharge contrôlée.
D.E.

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