Energie

Les Européens plébiscitent les politiques d’efficacité énergétique

Mots clés : Efficacité énergétique - Réglementation thermique et énergétique

Le groupe Spie, leader européen des services multi-techniques dans les domaines de l’énergie et des communications, a publié le 24 novembre une étude européenne sur la notoriété et la perception de l’efficacité énergétique.

Oui à l’efficacité énergétique pour faire des économies !

Voilà le message adressé par les Européens à leurs gouvernements à l’approche de la COP 21 à en croire les résultats d’une vaste enquête d’opinion commandée par Spie à Harris Interactive et rendue publique le 24 novembre.

Cette enquête, réalisée au mois d’octobre 2015 auprès d’échantillons de 1000 personnes dans chacun des pays suivants : France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Royaume-Uni ; portait sur la notoriété et la perception de l’efficacité énergétique ainsi que sur la COP 21 (voir Focus).

Une bonne nouvelle d’abord : la majorité des Français (68 %), des Belges (68 %) et des Néerlandais (60 %) indique avoir entendu parler de l’efficacité énergétique. Plus fort même, 92 % des Allemands et 94 % des Britanniques connaissent le sujet. 43 % des Allemands et 70 % des Britanniques connaissent même « précisément » le sujet (contre seulement 20% en France et 18 % en Belgique).

Une confirmation ensuite : pour un Européen sur deux, quelles que soient les solutions techniques qu’ils connaissent (isolation, énergies renouvelables, équipements à basse consommation et appareils intelligents de gestion de l’énergie), le but de l’efficacité énergétique est d’éviter le gaspillage. Eviter le gaspillage des ressources et le gaspillage des revenus des ménages évidemment.

 

Réduire la facture

 

Ainsi, lorsque l’on interroge les répondants sur les facteurs qui pourraient les inciter à modifier leurs comportements pour faire des économies, la première réponse est « le montant trop élevé de sa facture d’énergie » (de 85 % aux Pays-Bas à 93 % en Belgique). Vient ensuite l’opportunité de bénéficier d’avantages fiscaux, cependant moins évoquée par les Britanniques (75 %) que par les autres populations européennes : 92 % en Belgique, 90 % en France, 89 % en Allemagne et 81 % aux Pays-Bas.

Pas étonnant dès lors que plus de 8 citoyens sur 10 se déclarent en effet attentifs à la réduction des consommations d’énergies à leur domicile : 85 % aux Pays-Bas, 88 % au Royaume-Uni, 91 % en Belgique et même 95 % en France et en Allemagne. Dans tous ces pays, les propriétaires et les personnes dont le foyer dispose d’un niveau de revenus moyen et supérieur se déclarent plus attentifs à la consommation d’énergie au sein de leur domicile que la moyenne.

Les motivations sont ensuite d’ordre environnemental : la volonté de réduire la pollution autour de soi surtout (de 89 % en France à 73 % aux Pays-Bas) et également une certaine « conscience écologique » (de 85 % en France à 73 % au Royaume-Uni).

Pour réduire les consommations d’énergie dans les bâtiments, les Européens évoquent l’amélioration de l’isolation (surtout en France : 62 % et en Belgique : 57 %, moins aux Pays-Bas : 43 %), l’installation de dispositifs d’économies d’énergie (surtout au Royaume-Uni : 53 % et en Allemagne : 53 %, moins en Belgique : 44 %) et la sensibilisation des utilisateurs (surtout aux Pays-Bas : 53 %, moins au Royaume-Uni : 41 %).

 

Les gouvernements pas assez engagés ?

 

Petit désaveu pour le gouvernement français au passage : 51 % des Français estime que le pays est en retard  en matière d’efficacité énergétique. Dans tous les pays, les personnes qui estiment que leur pays est en retard imputent le plus souvent cette situation à une volonté politique insuffisante de faire de l’efficacité énergétique une priorité : 84 % au Royaume-Uni, 86 % aux Pays-Bas et même 91 % en Belgique, 93 % en Allemagne et 94 % en France.

Pas étonnant dès lors que dans tous les pays et particulièrement en France (ce malgré l’engagement personnel indéniable de Ségolène Royal), les particuliers et les collectivités locales soient considérés comme les acteurs les plus mobilisés en faveur de l’efficacité énergétique, devant les entreprises et surtout devant l’Etat et ses administrations.

A bon entendeur…

 

Focus

Et la COP 21...

L’étude Harris pour Spie portait également sur la notoriété et la portée de la COP 21.

La notoriété varie bien évidemment selon les pays : 78 % des Français indiquent en avoir entendu parler, 59 % des Allemands, 45 % des Belges, 37 % des Néerlandais et 34 % des Britanniques. Parmi ces Européens, respectivement 50 % des Français, 30 % des Allemands, 20 % des Belges 26 % des Néerlandais et 19 % des Britanniques déclarent voir précisément ce dont il s’agit.

Pour la majorité des Européens, il s’agit d’un événement majeur qui va permettre de créer un élan collectif, de mobiliser les pays sur le réchauffement climatique, de communiquer sur ce sujet et de sensibiliser les citoyens. La plupart se disent en outre personnellement intéressés par cette initiative. Pour autant, en dehors de la Belgique, seule une minorité considère qu’elle va permettre de changer les choses et d’apporter des réponses concrètes.

 

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