Entreprises de BTP

Les espagnols plaident pour Alstom

L’Union européenne « a l’obligation d’assurer la viabilité industrielle et financière d’une technologie de pointe au monde », a affirmé le ministre espagnol des Transports, Franscisco Alvarez Cascos, en faisant allusion au TGV et à la crise d’Alstom.
Dans des déclarations à des agences espagnoles, M. Cascos commentait de cette façon une information du Financial Times selon laquelle le ministre des Finances allemand Hans Eichel refuse de soutenir le plan de sauvetage monté par l’Etat français pour Alstom, comme le lui demande son homologue français Francis Mer.
« La technologie de pointe dans la haute vitesse est surtout européenne et (le groupe français d’énergie et de transport) Alstom se trouve à l’avant-garde de cette technologie, de même que Siemens et Talgo », a ajouté le ministre espagnol.
Alstom « doit continuer à occuper une position industrielle très importante pour garantir la concurrence » dans son secteur en Europe, a-t-il souligné en citant l’exemple d’Espagne qui dispose de trains Alstom, Siemens et Talgo.

Alstom, au bord de la faillite, a obtenu en début de semaine un plan de soutien financier de 2,8 milliards d’euros mettant en jeu de très nombreuses banques et de l’Etat français, qui va entrer au capital à hauteur de 31,5%.
Paris doit encore obtenir le feu vert de la Commission européenne pour son plan de sauvetage. Bruxelles a d’ores et déjà annoncé qu’Alstom devra faire « des sacrifices » pour pouvoir bénéficier de l’aide de l’Etat français.
Des responsables allemands interrogés par le FT ont fait notamment remarquer que de grands groupes allemands traversent également des phases difficiles, ce qui rend difficile de justifier le sauvetage d’Alstom.

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