Collectivités territoriales

Les EPL, bras armés des collectivités

Mots clés : Economie mixte - Etat et collectivités locales - Situation économique - Tourisme

Hier, s’est ouvert à Bordeaux, jusqu’au 12 octobre, le congrès des Entreprises publiques locales (EPL). Ces structures hybrides combinent souplesse et performance du secteur privé avec une gouvernance publique pour agir dans les domaines de l’aménagement, du développement économique, du tourisme, de l’habitat, de la mobilité et des services à la personne. Un outil indispensable à l’heure où les budgets des collectivités sont à la baisse.

En 2016, la fédération recensait 1 243 EPL en activité cumulant un chiffre d’affaires de 12,2 milliards d’euros. La Nouvelle-Aquitaine en comptait 118 en juin 2016 avec un chiffre d’affaires de près d’un milliard d’euros et 25 projets en création. Dans la région, 32 EPL officient dans le tourisme, culture et loisirs, 23 dans l’environnement et les réseaux, 22 dans l’aménagement, 18 dans l’habitat et l’immobilier, 11 dans le développement économique, 10 dans la mobilité et deux dans les services à la personne. Selon une étude réalisée par le Crédit coopératif, elles génèrent en moyenne 5 millions d’euros de valeur ajoutée, contre 600 000 euros pour une entreprise privée. «Elles ont des outils des élus au service des territoires, explique Elisabeth Touton, présidente de la fédération des EPL Nouvelle-Aquitaine, sont mieux placées pour comprendre les besoins des collectivités et captent une part importante des commandes publiques.»

 

Cohérence et stabilité du service public

 

«Cela permet aux collectivités de confier des missions d’aménagement à une structure qui fonctionne avec l’efficacité d’une entreprise privée, avec un président qui est un élu et la possibilité d’intégrer des capitaux privés (SEM et Semop); et elle réinvestit tous ses bénéfices dans des actions publiques, explique Elisabeth Touton. Ainsi quand on confie une concession publique d’aménagement du centre historique à Incité, l’avancement des dossiers est validé par des conseils d’administration au sein desquels siègent les élus.» C’est également la garantie d’une cohérence et d’une stabilité dans les services publics, malgré une période chaotique pour les collectivités. Elisabeth Touton en témoigne. «Pour l’opération 50 000 logements menée par la société publique locale «La Fab», le fait de créer une SPL a permis de monter une structure avec des fonds publics et des élus au conseil d’administration tout en ayant un outil qui travaille dans une prospective… Il ne s’agit pas de décider d’imposer un plan-guide, là c’est un montage progressif avec une structure qui n’est pas en régie car nous n’avons pas forcément les métiers pour mener ce genre d’opération. Sans l’EPL, nous n’aurions pas pu faire cela avec une telle ampleur et sur une telle durée et avec un contrôle suivi par la collectivité.»

Plus d’informations sur le congrès des EPL: www.lesepl.fr

 

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