Energie

Les énergies marines renouvelables se donnent rendez-vous à Nantes

La convention internationale des énergies marines renouvelables, Thétis EMR et la deuxième édition des Assises Nationales des Energies Marines Renouvelables se tiendront du 19 au 21 mai, à Nantes au cœur d’une région «capitale des EMR». Tour d’horizon des projets français.

Après plus de dix années de recherche et d’expérimentation en laboratoire puis dans des conditions réelles, les premiers résultats voient le jour. Les choix technologiques s’affinent, les modèles économiques sont confortés, et les Energies Marines Renouvelables (EMR) entament leur phase d’industrialisation.

Dans la perspective des premières fermes industrielles, annoncées à partir de 2017 en France, d’abord sur l’éolien puis sur l’hydrolien, cette quatrième édition de Thetis EMR permettra de montrer comment les territoires se préparent concrètement pour accueillir et développer ces sources d’énergie renouvelable génératrices d’activités économiques nouvelles, et pour relever les défis techniques, financiers et environnementaux qu’elles soulèvent. Cette convention réunira les acteurs de la filière (industriels, énergéticiens, grands donneurs d’ordre, PME, bureaux d’études, centres de recherche, institutionnels, écoles/universités), autour d’espaces de conférences, d’exposition et de rencontres d’affaire. Des experts du monde entier sont par ailleurs attendus, pour partager leurs expériences des grands enjeux de la filière EMR, notamment à travers 4 conférences plénières et des ateliers, permettant d’aborder des sujets comme les technologies les plus matures et les marchés accessibles, les retombées socio-économiques attendues de ces technologies, la sécurisation et la diversification des financements ou encore les enjeux spécifiques aux régions isolées et insulaires. Plus de 300 exposants (DCNS, EDF, Engie, Alstom, Bessé, CMN, RTE…) et 4000 visiteurs sont attendus.

Thétis EMR se tiendra les 20 et 21 mai et sera précédée mardi 19 mai par la deuxième édition des Assises Nationales des Energies Marines Renouvelables organisée par le Syndicat des Energies Renouvelables (SER).

 

Les principaux projets

 

A l’occasion de ces deux événements, voici un tour d’horizon des principaux projets d’énergies marines renouvelables au large de la France.

Six projets de parcs éoliens marins, de 450 à 498 mégawatts (MW) chacun, soit l’équivalent chacun de la consommation électrique annuelle de 600 000 à 700 000 personnes, ont été choisis par le gouvernement après deux appels d’offres. Trois sont menés par EDF au large de Fécamp en Seine-Maritime (83 éoliennes de 6 MW, à 13 km minimum des côtes), de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados (75 éoliennes, à 10 km minimum des côtes) et de Saint-Nazaire (80 éoliennes, à plus de 12 km). Les machines sont construites par Alstom. Les enquêtes publiques sont prévues au second semestre 2015. Un quatrième est prévu pour 2020 au large de Saint-Brieuc (62 éoliennes de 8 MW à 17 km minimum des côtes), mené par l’espagnol Iberdrola. Les éoliennes doivent être fabriquées par Adwen, récente société commune d’Areva et de l’espagnol Gamesa. L’enquête publique est prévue en 2016. Ces quatre parcs de 2 à 2,5 milliards d’euros chacun doivent créer 10.000 emplois directs, avait annoncé Paris en 2012.

Deux autres parcs de 62 éoliennes chacun ont été ensuite choisis par le gouvernement pour une mise en service «envisagée à partir de 2021». Ils seront construits au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée). Leur maître d’œuvre, Engie (ex-GDF Suez), a assuré que ces projets d’une capacité totale de 1 000 mégawatts allaient créer 6.000 emplois directs et indirects.

– Hors appel d’offres, un parc de 30 MW via 13 éoliennes flottantes (les autres sont posées au sol) est annoncé par le port de Marseille à l’horizon 2018 au large de Fos-sur-Mer.

En matière d’hydroliennes, deux projets de fermes pilotes, à l’horizon 2018, ont été choisis par le gouvernement, au large de Cherbourg. L’un de 5,6 MW (quatre hydroliennes) est mené par Engie et Alstom, l’autre, de 14 MW (sept hydroliennes), par EDF et DCNS.

Dans cette technologie, la France est «plutôt en avance», selon le syndicat des énergies renouvelables (SER). Une dizaine seulement de ces turbines immergées qui tournent avec les courants créés par les marées sont testées dans le monde, selon le SER.

– Enfin, DCNS a annoncé la construction d’ici 2018, en Martinique, d’une centrale flottante de 15 MW exploitant la différence de température entre la surface et le fond de la mer, un concept réservé aux eaux tropicales.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Le Moniteur Boutique
Accéder à la boutique
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X