Réalisations

Les dessous du miroir d’eau de Nantes

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

L’eau coule à nouveau aux pieds du château des ducs de Bretagne. En lieu et place de l’ancien bras de Loire comblé depuis les années 30, un miroir d’eau de 1 300 m2 vient animer la nouvelle esplanade. Visite des coulisses de ce chantier.

«Nous avons voulu maintenir la présence de l’eau d’une manière contemporaine. C’était une demande forte des habitants qui regrettaient la disparition d’un bassin préexistant» explique Alain Robert, vice-président de Nantes Métropole chargé des grands projets urbains. Inauguré samedi 5 septembre, cet équipement est la pièce maîtresse du réaménagement du projet Château-Mercœur, confié à l’architecte-urbaniste Bruno Fortier qui a voulu apporter «un moment de calme» dans la ville, longtemps surnommée «la Venise de l’Ouest».

L’ouvrage a été conçu par une équipe de maîtrise d’œuvre composée de spécialistes de la fontainerie (le Nantais Diluvial avec JML Consultants), Bruno Fortier et le bureau d’études Artelia. En forme d’un parallélogramme de 1300 m2 (66 m x 28,3 m), le miroir d’eau est composé selon un calepinage alternant 2000 dalles de granit grises et 2750 noires. «Ce revêtement accueille une lame d’eau de 2 cm. Nous nous sommes fixé une tolérance de plus ou moins 10 mm et au final, l’entreprise a garanti 5 mm» précise Julien Launay, chef de projet chez Artelia. Car ce tapis doit être «réglé au millimètre» pour accueillir une lame d’eau de 2 cm. Il repose sur véritable millefeuille avec 4 cm de mortier, une étanchéité, 25 cm de gros béton, une dalle de béton armé de 25 cm, des longrines et des poteaux pour garantir un vide sanitaire de 1,5 m sur les 2/3 de l’emprise du miroir.

 

1,3 km de canalisations

 

Un local technique enterré de 3,40 m occupe le tiers de l’emprise du miroir. Il accueille notamment une bâche tampon de 180 m3, deux filtres à sable, deux systèmes de pompes, les armoires électriques, les commandes informatiques (qui intègrent un système de télégestion), ainsi qu’une bâche pour l’arrosage du parc. «Un ensemble de sondes de niveaux d’eau, anémomètre, détecteur de pluie et sondes hors gel complètent le dispositif» précise Neila Bedjaoui, chef de projet à la direction de l’espace public de Nantes métropole.

Alimentée par le réseau d’eau potable pour des raisons sanitaires, la fontainerie comprend 1,3 km de canalisations, 32 jets d’eau (éclairés à leur base par des LEDs) allant jusqu’à 1,50 mètre de haut et une nappe de brouillard alimentée par 208 points de brumisation.

Après un appel d’offres lancé en 2013 et déclaré sans suite car les réponses étaient trop chères, le chantier a été confié à DLE Ouest pour la partie génie civil et le groupement EMTE/MGL pour la partie fontainerie. Il aura duré un an, pour montant de 2,7 millions d’euros HT (hors honoraires de maîtrise d’œuvre).

Prudents, les responsables de Nantes Métropole préfèrent attendre une année pour se prononcer sur coût de fonctionnement d’un tel ouvrage. Mais en moyenne, il tourne autour de 1 à 3% de l’investissement, soit en 30 000 et 90 000 euros par an.

 

La construction du miroir d’eau en images

 

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