Logement

Les conditions de logement des Franciliens s’améliorent

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (IAU), l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), l’Insee, la Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement (Driea) et la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement (Drihl) ont dévoilé, le 7 mars, les résultats pour l’Ile-de-France de l’enquête nationale logement 2013.

Au 1er novembre 2013, l’Ile-de-France comptait 5 122 000 résidences principales (72% en logements collectifs et 28% en maisons individuelles), soit une hausse de 30% depuis 1973 alors que dans le même temps, la population n’augmentait que de 20%. Tel est le premier enseignement de l’enquête nationale logement 2013 dont les résultats pour l’Ile-de-France ont été dévoilés le 7 mars. Globalement les conditions de logement des Franciliens s’améliorent et 70% d’entre eux se disent satisfaits. Le parc sans confort, regroupant les logements sans eau, sans WC intérieurs ou sans installation sanitaire, a quasiment disparu: il concerne moins de 1% des logements contre près de 30% en 1973 (date de la première enquête). Des améliorations doivent cependant encore être apportées: 24% des ménages font état de traces d’humidité sur les murs de leur logement; près de 10% déplorent des défaillances du chauffage et 6,6% des problèmes d’infiltration.

 

La facture énergétique a augmenté de 30% entre 2006 et 2013

 

Par ailleurs, 727 000 ménages déclarent avoir eu froid au cours de l’hiver précédant l’enquête, soit 14% des ménages franciliens. L’enquête montre que la facture énergétique moyenne d’un ménage francilien s’établit à 1 522 euros par an, soit 127 euros par mois et 3% des revenus des ménages. Cette facture s’inscrit en forte hausse: +30% entre 2006 et 2013, en raison d’un long hiver en 2012 et la hausse des prix des énergies fossiles. Selon l’enquête Logement 452 600 ménages sont en situation de précarité énergétique, soit 9% des ménages franciliens: 28% d’entre eux habitent une maison individuelle, sont plus âgés que la moyenne et se chauffent surtout au fioul; 72% habitent en collectif et la plupart ont de bas revenus.

 

Les personnes physiques détiennent les trois-quarts du parc

 

Autre constat: 73% des propriétaires des résidences principales sont des particuliers (contre 82% en France métropolitaine) dont les deux tiers sont occupants. Le secteur locatif privé appartient principalement à des personnes physiques (88% des logements de ce secteur), «ce qui confère à ces dernières un rôle essentiel dans l’entretien et la gestion du parc», peut-on lire dans l’étude.

Les propriétaires personnes morales détiennent donc 27% du parc répartis entre les organismes HLM (21%), l’Etat et les SEM (4%), les sociétés d’assurances (1%) et les autres personnes morales (1%). «L’implantation des investisseurs institutionnels s’est fortement réduite en Ile-de-France. Entre 2006 et 2013, ils ont vendu plus d’un quart de leur patrimoine», a indiqué Isabelle Derville, directrice adjointe chargée de l’aménagement et du développement durable à la Driea.

Il apparaît également que 87% des logements collectifs privés sont en copropriété. «Ce qui en termes d’entretien et de rénovation des immeubles peut entraîner des difficultés. Il y a là un vrai enjeu», a conclu Isabelle Derville.

 

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