Ingénierie

Les chevaux de bataille de l’ingénierie en 2016

Mots clés : Conception - Concurrence - Démarche environnementale - Fiscalité

Lors de ses voeux, le président de Syntec Ingénierie a énoncé les quatre axes majeurs de travail pour l’année à venir: valorisation de la valeur ajoutée des métiers de l’ingénierie, affirmation de la place de l’ingénierie dans la ville durable et connectée, préservation des conditions de loyauté dans la concurrence avec l’ingénierie privée, et enfin stabilisation du crédit impôt-recherche

Une année stabilisée à niveau bas, au cours de laquelle le bâtiment, la maîtrise d’ouvrage privée et les marchés internationaux auront été respectivement plus dynamiques que les infrastructures, les collectivités territoriales, et le marché domestique. Ainsi peut-on résumer le sort qui aura été réservé aux ingénieristes en 2015, tel que l’a décrit Nicolas Jachiet, président de Syntec Ingénierie, lors de la cérémonie des voeux de son syndicat, le 21 janvier. Après avoir rappelé les sujets forts de l’année passée – réforme de la commande publique, BIM, et réforme ferroviaire- Nicolas Jachiet a énoncé les quatre axes majeurs de travail pour l’année à venir.

Le premier sera celui de la valorisation des métiers de l’ingénierie, qui manquent d’un déficit de notoriété, notamment auprès du grand public. Le deuxième enjeu de taille sera celui de la ville durable et connectée, dans la conception et la construction de laquelle il s’agira de démontrer l’apport de l’ingénierie, en France et à l’international. « L’ingénierie va devoir s’exprimer plus fort sur le sujet pour être reconnue comme un acteur majeur dans ce domaine », a affirmé Nicolas Jachiet.

Les 3ème et 4ème axes seraient plutôt des chevaux de bataille, à commencer par celui de la concurrence entre ingénieries privée et publique, dont le président de Syntec Ingénierie souhaite préserver les conditions de la  loyauté. Il regrette notamment qu’aucun élément de contrôle ne soit prévu dans la réforme des marchés publics pour s’assurer que les personnes publiques, désormais autorisées à réaliser jusqu’à 20% de leur activité sur le marché concurrentiel, respectent bien ce seuil. Mais il ne désespère pas de voir de tels moyens de contrôle introduits dans la version définitive du décret « marchés publics ».

 Enfin, Syntec Ingénierie veillera à ce que le gouvernement préserve et stabilise le dispositif du crédit d’impôt recherche, très utilisé par les ingénieristes.  « C’est un instrument important pour beaucoup de nos entreprises pour qu‘elles développent leurs activités de recherche… Il y a eu des difficultés ces dernières années, mais les pouvoirs publics ont mis en place des modalités que je salue comme la création d’une instance de conciliation. »

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X