Chantiers

Les chantiers navals de La Ciotat réduisent la voilure

Mots clés : Gares, aéroports - Transport maritime

Pour permettre l’entretien à sec de yachts de luxe, les chantiers navals de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, procèdent actuellement à la transformation de la grande forme de radoub – la cale sèche – du port, initialement dévolue à la construction de grands navires.

Adieu méthaniers et pétroliers, bonjour « méga-yachts » de luxe ! Après l’effondrement de ses commandes, les chantiers navals de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) ont entrepris, il y a quelques années, une reconversion économique. Illustration de ce « virement de bord » : la réhabilitation de la grande forme de radoub (le bassin qui permet de construire, de réparer et d’entretenir les bateaux à sec), dont le chantier a démarré en octobre 2015. A la barre ? La Société d’économie mixte de développement économique et portuaire(Semidep), qui y a investi 15,8 millions d’euros, espérant ainsi faire de La Ciotat un site de réparation de plaisance incontournable en Méditerranée.

« L’objectif du projet est de réduire d’un tiers la grande forme, construite à la fin des années 1960, et dont la taille – 335 m de long et 60 m de large pour 9 m de profondeur – n’est plus adaptée à l’activité des chantiers navals », indique Cyril Palermo, conducteur de travaux principal pour NGE-Génie Civil. Pour ce faire, plusieurs opérations de génie civil sont réalisées jusqu’à septembre prochain, qui nécessiteront au total 9 000 m³ de béton (dont du béton « Prise Mer-Eaux Sulfatées »), 500 tonnes d’acier et 15 000 m³ de terrassement. Le montant de ce chantier de gros œuvre s’élève à 5,8 millions d’euros HT.

 

600 m³ de béton coulés en une seule journée

 

« Pour nous, le chantier consiste principalement à construire un seuil de 5 m de haut, et de 1 000 m³ de béton armé, sur toute la largeur de la grande forme et sur le radier existant. C’est sur cette structure que viendra buter le bateau-porte. Nous réalisons également de grandes rainures dans les murs bâbord et tribord du bassin, qui serviront à ancrer ce dernier. Nous avons par ailleurs rehaussé les murs de quai de 1,9 m, notamment pour prendre en compte la hausse du niveau de la mer dans les années à venir du fait du réchauffement climatique », décrit Cyril Palermo. Opération remarquable du chantier : la réalisation de la rainure bâbord a nécessité le coulage, en une seule journée, d’un voile en béton de 1,5 m d’épaisseur sur 30 m de long et 11 m de haut, soit 600 m3 environ. « C’est comme si nous avions procédé au bétonnage du gros œuvre d’un bâtiment de six étages », fait savoir le conducteur de travaux.

Le chantier de La Ciotat prendra officiellement fin, après 11 mois de travaux, en septembre prochain, « avant les premiers essais de fonctionnement du bateau-porte, pour une mise en service prévue avant la fin de l’année », conclut Michel Charroin, directeur d’agence Provence-Alpes-Côte-d’Azur-Languedoc-Roussillon pour NGE-Génie Civil.

 

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