Transport et infrastructures

Les chantiers du Grand Paris Express sèment la pagaille sur le RER B

Mots clés : Gares, aéroports - Politique des transports - Transport collectif urbain

La présidente du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) et de la Région, Valérie Pécresse estime que la Société du Grand Paris n’a « prévenu personne » des impacts du chantier en gare d’Arcueil-Cachan. Faux, répond la SGP.

La présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a dénoncé mardi 30 mai la « situation intenable » pour les usagers du RER B depuis février, qui font face à une dégradation de la ponctualité des trains, passés d’environ 90% de ponctualité, à 76% voire 63% sur certains tronçons, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec la RATP et la SNCF. Une situation due selon elle aux chantiers du Grand Paris Express, et notamment « celui qui a débuté depuis février en gare d’Arcueil-Cachan, pour la future ligne de métro 15 sud », a expliqué celle qui est aussi présidente du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) .

Ces travaux pour la création d’une gare d’interconnexion, directement sous le RER B, imposent de limiter la vitesse du RER B à 30 km/h (contre jusqu’à 90km/h en temps normal), en raison de la fragilisation de la structure, a expliqué le directeur général adjoint de la RATP, Philippe Martin, tout en maintenant l’offre de 20 trains par heure et par sens aux heures de pointe pour ne pas pénaliser les usagers. Résultat: « Nous avons une exploitation très tendue, avec aucune marge au moindre incident majeur », pouvant aller du colis suspect au problème de caténaires, en passant par le malaise voyageur, a-t-il expliqué. Le mois de mars notamment a connu 40 incidents majeurs, qui ont entraîné des longs retards, voire des suppressions de trains. Les travaux dans cette gare sont prévus jusqu’en novembre.

 

Personne

 

La Société du Grand Paris, en charge des travaux, a reconnu auprès de l’AFP que les chantiers avaient « évidemment un impact », mais souligne qu’elle travaille depuis le début « en co-construction avec tous ses partenaires », dont l’autorité régulatrice des transports qu’est le Stif, et que personne n’est laissé « en dehors de l’information ». 

Ce n’est visiblement pas l’avis de Valérie Pécresse qui soutient que « personne ne nous avait prévenu » des conséquences de ces travaux. « Je n’accepterai pas que les travaux du Grand Paris Express, qui doivent durer dix ans (avec la construction de 29 gares interconnectées, ndlr), se traduisent par une pénalisation dramatique du quotidien des usagers », a-t-elle lancé. 

En réponse, la SGP a insisté sur le fait que « les instances de coopérations sont présentes et elles sont fortes », et  rappelé que c’est la RATP qui est maître d’ouvrage délégué pour la gare d’Arcueil-Cachan.  

Pour améliorer la situation, Valérie Pécresse souhaite « sanctuariser les heures de pointes » pour que les usagers soient le moins affectés par les prochains travaux du GPE. Elle a jugé nécessaire de réfléchir, « en concertation aussi avec les associations d’usagers », à « un autre choix possible », celui d' »interruptions de circulation » pendant « trois ou quatre week-end », le temps de consolider préalablement les structures, pour ne pas être obligé de réduire la vitesse des trains au quotidien.

 

Toutes les infos sur le Grand Paris Express avec notre dossier spécial

 

 

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