Economie

Les canalisateurs espèrent une reprise pour 2017

Mots clés : Travaux publics

La prudence reste de mise, mais l’espoir renaît. Après une période particulièrement difficile, le syndicat Canalisateurs de France fait état d’une année 2016 relativement stable à 5,2 Mds € de chiffre d’affaires. Des inquiétudes persistent pour 2017, même si certains indicateurs sont déjà bien orientés.

 

Le secteur des canalisations respire un peu! En 2016, l’activité s’est stabilisée selon le bilan économique dressé par le syndicat Canalisateurs de France. Le chiffre d’affaires a atteint 5,2 milliards d’euros (1). Comme l’année précédente ! Une bonne nouvelle comparée au -6% de 2014 et -8% de 2015. Et le secteur fait même mieux que ce qu’il attendait, puisqu’Alain Grizaud, président du syndicat, prévoyait une baisse de -3 à -4% dans nos colonnes, en juin 2016.

Les canalisations d’eau potable et d’assainissement représentent toujours la part la plus importante de l’activité, totalisant 4,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 406 millions pour les canalisations de gaz. D’un territoire à l’autre, le chiffre d’affaires peut varier de -1% à 0,5%. Loin des baisses très marquées des années précédentes, alors que l’activité de 8 des 21 anciennes régions avait reculé de plus de 20%.

Une activité de plus en plus concentrée

La visibilité s’est également améliorée l’an dernier, avec des carnets de commandes à 3,6 mois, contre 3,1 mois en 2015. Mais les disparités selon la taille des entreprises restent importante, « allant de 2,5 mois pour les petites à 5,4 pour les plus grandes », note le syndicat. Par ailleurs, les professionnels constatent que l’activité se concentre de plus en plus sur l’année et que les travaux démarrent souvent lentement, « engendrant de nombreux problèmes en termes de visibilité, de prix, de trésorerie et de délais de paiement ».

L’attentisme généralisé lié aux changements induits par la loi NOTRe est toujours de mise. Mais par endroits, les Agences de l’eau ont lancé des appels à projets bienvenus. Canalisateurs de France cite notamment l’exemple du bassin Adour-Garonne « où 80 millions d’euros de subventions ont été consacrées à la lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau potable ».

« Je n’ose annoncer la perspective d’une remontée de notre chiffre d’affaires pour 2017 tant ces dernières années ont été difficiles », explique prudemment Alain Grizaud. Malgré tout, il y a de quoi espérer, sinon une croissance franche, au moins un frémissement. Principale raison : la fin de la chute de l’investissement des collectivités, voire une reprise tirée par le bloc communal.

 

(1)    Soit 14% de l’activité des travaux publics

 

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