Réalisations

«Les Briques Rouges» de Paul Chemetov, labellisées et menacées de démolition

Mots clés : Conservation du patrimoine - Produits et matériaux - Protection sociale

A Vigneux (Essonne), la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), ainsi qu’un bâtiment de l’ensemble dit des « Briques Rouges » – pourtant labellisés « Patrimoine du XXe siècle » – sont menacés de démolition…

L’été ne réussit pas au patrimoine contemporain… La mairie de Vigneux a ainsi délivré le 18 juin dernier, au bénéfice de France-Pierre 2, un permis de construire et de démolir. Sur le site de l’opération en question, se trouvent le bâtiment de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) signé de Paul Chemetov (1972), ainsi qu’un ensemble de 273 logements HLM, dit des « Briques Rouges », édifié de 1964 à 1967 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en 2008 par le ministère de la Culture, de même que les équipements qui les accompagnent : centre commercial, Foyer des anciens et bâtiment de la CPAM (1972). Ce dernier édifice figure en outre à l’inventaire général du patrimoine culturel de l’Ile de France.

 

Deux mois pour agir

Un récent arrêté de la mairie de Vigneux porte sur la destruction de ce centre qui, en plus de ses qualités propres, se distingue par une fresque murale en céramique de Paul Foujino (1925-1982) dont une partie de l’œuvre vient d’être acceptée par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris. En outre, douze arbres cinquantenaires doivent être abattus. Par ailleurs, l’agence de Paul Chemetov fait état d’informations concordantes concernant les intentions de l’Opievoy de démolir un bâtiment de l’ensemble des « Briques Rouges »… Lequel ensemble (6 bâtiments R+ 4, 1 bâtiment R+ 9, centre commercial et CPAM) fera l’objet d’une publication et d’une exposition prochain à la Cité de l’architecture consacrée à l’Atelier d’urbanisme et d’architecture (AUA), du 29 octobre 2015 au 29 février 2016.

Aujourd’hui, le ministère de la Culture dispose – comme tous ceux qui ont intérêt à agir – de deux mois à partir du 18 juin 2015 (c’est-à-dire jusqu’au 18 août) pour démontrer que le label « Patrimoine du XXe siècle » n’est pas qu’une simple étiquette informative et qu’il peut encore espérer échapper aux pelleteuses des démolisseurs…

 

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