Transport et infrastructures

Les Bouches-du-Rhône mobilisent 300 millions d’euros supplémentaires pour les transports

Mots clés : Réseau routier

Prévus sur cinq ans, ce montant vient s’ajouter aux investissements actuellement engagés dans les transports collectifs et les routes. Le conseil départemental veut améliorer la mobilité dans les Bouches-du-Rhône, un point noir du territoire.

Alors que le sort de la future métropole Aix-Marseille Provence, créée depuis le 1er janvier 2016 mais sans pouvoir fonctionner, sera scellé le 19 février (avec la décision du conseil constitutionnel sur la représentativité des communes), le conseil départemental des Bouches-du-Rhône vole au secours du BTP avec le déblocage de 300 millions d’euros supplémentaires sur 5 ans pour améliorer les transports et les déplacements. Ce plan fait suite aux «Etats généraux de Provence», une vaste démarche de concertation et de définition d’axes d’intervention prioritaires de la collectivité engagée en 2015 par sa nouvelle présidente, Martine Vassal.

Ces 300 millions vont être affectés à des projets d’infrastructures ferroviaires, à des chantiers routiers et aux modes de déplacements doux. Ils viendront s’ajouter aux investissements actuels du département dans ces secteurs et dont le territoire a le plus grand besoin: on estime que les habitants des Bouches-du-Rhône perdent 6 mois de leur vie dans les embouteillages et voient leur espérance de vie réduite de 6 mois à cause de la pollution !

 

Accélérer la gare souterraine de Saint-Charles

 

Dans le ferroviaire, la priorité ciblée est le désengorgement du nœud ferroviaire de Marseille – Saint-Charles pour notamment renforcer l’offre TER à l’échelle métropolitaine. «La future gare souterraine de Saint-Charles est indispensable pour le territoire. Le problème est que la SNCF la prévoit en 2030. C’est un horizon beaucoup trop éloigné. 2020 serait plus réaliste. Nous allons faire une proposition au ministère des Transports pour accélérer ce dossier», explique Martine Vassal. Pour le renforcement de la ligne Marseille-Gardanne-Aix, la collectivité est prête à augmenter sa participation au financement du projet.

Elle veut également favoriser le développement des transports en commun en site propre. Des projets sont ciblés: la liaison Marseille-Marignane, le Val’Tram d’Aubagne, les BHNS de Marseille et d’Aix-en-Provence. L’aménagement de voies en site propre pour les bus sur les autoroutes en agglomération va également être développé.

 

80 millions d’euros par an consacrés aux routes

 

Pour les routes (3 300 km de réseau départemental), le plan prévoit de «sanctuariser» un budget d’investissement de 80 millions d’euros par an. Ce plan englobe les grandes opérations en cours ou à lancer d’ici à 2020 : désengorgement de l’agglomération aixoise avec l’aménagement de la RD9 à Cabriés (69 millions d’euros), la déviation de la Barque/liaison D6/A8 (28 millions d’euros, lancement mi-2017), la déviation de Saint-Pons et la suppression du PN n°7 (43 millions d’euros, à l’étude); desserte des zones d’activités avec la liaison RD9/RD48 à Marignane (10 millions d’euros, lancement en 2016);  desserte du port de Marseille-Fos (RD268), etc.

Pour le plan vélo, 40 millions d’euros d’investissement sur cinq ans sont mobilisés avec pour objectif de faire passer le réseau de pistes cyclables de 80 à 500 km afin de mailler le département d’itinéraires cyclables.

 

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