Aménagement

Les berges de la Seine bientôt rendues aux Parisiens?

Denis Baupin, adjoint Vert aux Transports du maire de Paris, a jugé « inéluctable que les berges de la Seine soient à terme redonnées aux Parisiens ». Interrogé par l’Agence France Presse, le responsable écologiste, un des promoteurs de l’opération « Paris plage », s’est réjoui de la réussite de cette opération de fermeture aux automobiles de 3 kilomètres de voies, rive droite, entre le 21 juillet et le 18 août 2002.
« Après le record de 600000 visiteurs le premier dimanche, le succès a été confirmé tous les jours par les chiffres de fréquentation », selon M. Baupin. « Les jours cléments, entre 100 et 150000 promeneurs. Par mauvais temps, entre 25 et 30000 personnes. Et un jour particulièrement frais comme le 6 août, malgré tout 10 à 12000 passages: de même que quand il pleut au bord de la mer, on va quand même se promener sur la plage ». Ces données, selon l’élu parisien, « démontrent une véritable attente de la part de la population parisienne, des Franciliens et des touristes, qui veulent profiter de Paris pendant l’été. Tout le monde a plébiscité une promenade tranquille dans un site exceptionnel ». Paris ne manque pas de jardins et de parcs mais, pour M. Baupin, « l’essentiel est la proximité du fleuve. Même si les berges de la Seine sont artificialisées, elles permettent un contact avec un élément de la nature, apaisant, tranquille ».
Rappelant que Paris s’est historiquement construite autour de son fleuve, il a observé que « dans les années 60, le balancier est parti très loin en faveur de la voiture. Un rééquilibrage favorisant la qualité de la vie est nécessaire ». « A terme, on supprimera cette autoroute en bord de Seine et ces espaces seront redonnés à la vie urbaine ». Mais pour cela, « il faut que la circulation ait suffisamment baissé afin que le trafic ne se reporte pas tel quel sur d’autres axes, qui deviendraient invivables ». Ce qui repose, selon M. Baupin, « sur la capacité de développer les transports en commun dans, mais surtout en dehors de Paris ». « Le processus sera long », relève l’adjoint de Bertrand Delanoë. « Cinq ans, dix ans ? Je ne peux pas le dire. Mais c’est inéluctable ».

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