Logement

Les bailleurs sociaux du Grand Est se rangent sous la même bannière

Mots clés : Logement social - Matériel - Equipement de chantier

Les associations régionales regroupant des 80 organismes HLM d’Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne ont créé une structure de représentation unique à l’échelle de la nouvelle région Grand Est. Une première en France, selon eux, qui devrait rapidement être suivie.

Le monde HLM du Grand Est prend une longueur d’avance. Les trois associations régionales de bailleurs sociaux sont les premières en France à s’unir dans une structure à l’échelle de la nouvelle région dessinée par la réforme territoriale. Dévoilée mardi, quelques jours après son assemblée générale constitutive au congrès de Nantes, l’Union régionale HLM du Grand Est «sera l’interlocuteur légitime de nos partenaires déjà organisés à l’échelle du même territoire ou en passe de le faire: la Dreal, la Caisse des dépôts, la FFB, l’OPPBTP ou encore Action Logement», expose Denis Rambaud, son président.

Des conventions ou programmes de travail ont déjà été actés avec plusieurs de ces acteurs, qui constituent des partenaires sans doute bienveillants, mais avec lesquels il faut aussi savoir négocier. Or la nouvelle Union affiche un effet-taille qui peut compter dans les discussions: elle «pèse» 80 bailleurs sociaux, 412 000 logements, 8 000 salariés, une moyenne de 5 200 constructions neuves et 5 700 rénovations énergétiques. «Nous représentons ensemble 1,5 milliard d’euros d’investissements pour le BTP, l’équivalent du maintien de 20 000 emplois dans le secteur», rappelle Denis Rambaud.

 

Diffusion des bonnes pratiques

 

Les trois précédentes représentations régionales, Areal en Alsace, Arelor en Lorraine et Arca en Champagne-Ardenne, ne disparaissent pas: «sans hiérarchie ni doublon» selon Denis Rambaud, elles deviennent des «associations territoriales» dont la pérennité et l’autonomie de fonctionnement se justifient par la nécessaire proximité avec les départements, agglomérations et autres intercommunalités, en somme avec les impulseurs des politiques locales de l’habitat qui sont aussi, pour certains, les délégataires des aides à la pierre.

Entre les deux niveaux, des mutualisations de moyens et des extensions de bonnes pratiques sont visées, par exemple le fichier partagé des demandes locatives sociales entre l’ensemble des bailleurs d’un même territoire, déjà pratiqué en Alsace et dans les Vosges.

Les autres associations emboîteront le pas dans les nouvelles régions, sans forcément se caler sur un modèle Grand Est… qui n’existe pas, souligne Denis Rambaud: «L’Union sociale pour l’habitat n’a pas fourni un mode d’emploi national clé en main. Pour notre part, nous nous sommes organisés de la manière qui nous semblait la plus pertinente au regard de notre contexte».

 

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