Entreprises de BTP

Les artisans de l’UPA souhaitent la reprise des négociations sur l’assurance chômage

Mots clés : Artisanat - Gouvernement - Monde du Travail

Le président de l’Union professionnelle artisanale (UPA), Jean-Pierre Crouzet, a été reçu le 6 septembre par la ministre du Travail Myriam El Khomri. Il estime que les propositions émises par l’UPA lors des négociations sur l’assurance chômage pourraient être acceptées par les autres organisations syndicales, notamment de salariés.

Le président de l’Union professionnelle artisanale (UPA), Jean-Pierre Crouzet, reçu le 6 septembre par la ministre du Travail Myriam El Khomri, lui a fait part de son souhait de reprendre les négociations sur l’assurance chômage, qui avaient capoté en juin. « J’ai fait part à la ministre de mon souhait de reprendre les négociations. Elle y est également favorable et va demander aux partenaires sociaux s’ils sont d’accord », a déclaré à l’AFP le représentant patronal, qui a ouvert une série de réunions bilatérales entre la ministre et les partenaires sociaux.

Le 16 juin, après huit séances de négociations, les partenaires sociaux interprofessionnels ont échoué à trouver un accord sur une nouvelle convention d’assurance chômage, renvoyant le dossier entre les mains du gouvernement qui a décidé de proroger en l’état la convention actuelle. Myriam El Khomri avait imputé la responsabilité de cet échec au Medef, qui a refusé toute modulation des cotisations renchérissant les contrats courts. Elle avait souhaité que les négociations reprennent « à la rentrée ». « C’est important, lorsqu’on veut du paritarisme, d’aller au bout de nos responsabilités. L’UPA a fait des propositions qui semblent être acceptables par les organisations syndicales, sachant que nous sommes opposés à la surtaxation des contrats courts dans le cadre d’un remplacement ou des contrats saisonniers », a détaillé Jean-Pierre Crouzet.  

 

Déduction des indemnités prud’homales des résultats imposables

 

L’UPA a également évoqué un article de la loi travail censuré en août, sur la forme, par le Conseil constitutionnel: la possibilité pour les entreprises de moins de 50 salariés de déduire de leurs résultats imposables une somme correspondant aux éventuelles indemnités prud’homales, en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. « Nous demandons à ce que cet article soit intégré dans la loi de Finances. Et Mme El Khomri nous a assuré qu’elle se battrait sur ce dossier », a ajouté M. Crouzet. 

La ministre du Travail doit recevoir le 7 septembre la CGPME, la CFTC et la CFDT, puis l’Unsa le 8 septembre, pour parler de l’ensemble des dossiers en cours (loi travail, plan formation 500 000 chômeurs, élections dans les TPE, travail détaché…). Suivront le Medef, la CGT et FO à des dates non encore précisées. « J’ai trouvé la ministre en pleine forme et combattante, connaissant parfaitement ses dossiers », a commenté le patron de l’UPA.

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