Réalisations

Les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal offrent un «Palais de lumière» à la création artistique contemporaine

Après dix mois de travaux, les nouveaux espaces du Palais de Tôkyô (Paris 16e) ouvriront aux visiteurs ce 20 avril.

« Sans dépassement d’honoraires ni de calendrier, ce chantier fera référence ! », s’est enthousiasmé Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et maître d’ouvrage (*), à l’adresse des premiers invités conviés jeudi à découvrir les nouveaux espaces du Palais de Tôkyô (Paris 16e). Situés dans l’aile ouest de l’imposant édifice bâti en 1937 pour l’Exposition universelle, ces 14000 m2 autrefois en friche ont été patiemment reconquis – pour 20 millions d’euros – par les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, portant ainsi à 22000 m2 la surface totale d’exposition dévolue à la création contemporaine.

 

« Ç’aura été un travail intense !, souligne Anne Lacaton. Nous avons mené le chantier en moins de dix mois mais, dix ans après notre première intervention sur les lieux, la totalité du bâtiment est désormais offerte sur quatre niveaux, dont trois de plain-pied grâce au dénivelé de la colline de Chaillot, et un étage sous verrière. » Béton brut omniprésent, structures apparentes, plancher récurés ; le duo, fidèle à ses convictions, a travaillé avec une grande économie de moyens pour « dépouiller » les espaces, en abattant cloisons et faux-plafonds ; tout en remettant en valeur d’anciennes verrières occultées. « Il fallait libérer les capacités de l’édifice dans sa force et sa beauté, poursuit Anne Lacaton, y faire entrer la lumière pour proposer un outil que les artistes puissent s’approprier. » « C’est une atmosphère de mystère et de magie qui règne aujourd’hui, complète Jean-Philippe Vassal. Il fallait fluidifier les espaces, ouvrir des vues et mettre en valeur des volumes hauts de 4,50m à 14m ! En un mot, offrir un palais de lumière… »

 

Président de l’institution, Jean de Loisy a salué « le travail poétique et raffiné des architectes » ; tandis que de son côté, Frédéric Mitterrand a invoqué l’Histoire pour rappeler le rôle « exploratoire et avant-gardiste » du Palais de Tôkyô, un bâtiment trop longtemps « meurtri », largement laissé en déshérence depuis l’abandon du projet de Palais du cinéma en 1998. Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal ont su faire de ce palais endormi un nouveau lieu « touchant et brinquebalant », a souligné le ministre de la Culture qui y voit déjà un « lieu de création, de fête et d’insolence ».

www.palaisdetokyo.com

(*) Maître d’ouvrage délégué : Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC).

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