Logement

Les aménageurs lotisseurs plombés par la lutte contre l’étalement urbain

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Métier de l'immobilier

Le nombre d’opérations à aménager a plongé de 20% entre 2014 et 2015 selon le Syndicat national des aménageurs lotisseurs. En outre, la construction de 3 000 logements serait bloquée à cause de recours contre les plans locaux d’urbanisme.

Les adhérents du Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal) subissent de plein fouet la lutte des collectivités locales contre l’étalement urbain. Lors d’un point presse organisé jeudi 24 mars, le syndicat a fait part d’une chute de 20% du nombre de nouvelles opérations lancées en secteur aménagé entre 2014 et 2015. « La demande [des acteurs publics] est recentrée dans les centre-villes et les zones déjà urbanisées, car les plans locaux d’urbanisme (PLU, ndlr) ont nettement restreint les zones à urbaniser, explique Pascale Poirot, présidente de l’organisation professionnelle. Par ailleurs, nous faisons face à de nombreux sursis à statuer et à des recours contre les PLU. Selon nos calculs, la construction de 3 000 logements serait bloquée. »

 

Des opérations difficiles à commercialiser

 

Entre 2006 et 2015, le prix moyen des parcelles à aménager a peu évolué pour passer de 85 216 euros en 2006 à 80 120 euros en 2015. En parallèle, la taille des espaces à aménager s’est considérablement réduite pour plonger à 522 m² en 2015 contre 805 m² en 2006.

En outre, l’aménagement de parcelles de plus en plus petites plomberait, selon la présidente du Snal, les délais de commercialisation des opérations. « En dessous de 300 m², les acquéreurs ont du mal à acheter une parcelle pour y faire construire une maison de ville (attenante des deux côtés). Nous arrivons à la limite en dessous de laquelle nous aurons du mal à passer. » Et de prendre pour exemple une opération en Seine-et-Marne, où une dizaine de lots de 200 à 250 m² attendent de trouver preneur depuis un an.

 

Pas de réforme fiscale en vue

 

En quelques mois, quatre rapports ont été remis au gouvernement pour « libérer » le foncier privé et public. Interrogée sur les suites à donner, Pascale Poirot s’est, sans surprise, prononcée en faveur d’une inversion de la fiscalité. Le modèle actuel incite à la rétention des terrains (plus la durée de détention des parcelles est longue, plus l’imposition sur la plus-value réalisée lors de la vente diminue). Mais la présidente du Snal ne se fait pas d’illusion : « A Bercy, tout le monde le reconnaît, mais personne n’est prêt à remettre à plat la fiscalité. »

 

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