Aménagement

Les agences d’urbanisme planchent sur l’Europe à Strasbourg

Sous l’intitulé «Construire l’Europe des lieux et des liens», les agences tiennent leur rencontre nationale cette semaine dans la ville-siège du Parlement et d’autres institutions européennes.

Les agences d’urbanisme de France ont choisi de parler d’Europe à Strasbourg. Le choix entre logiquement en résonance avec la ville d’accueil de leur rencontre nationale 2017, de mercredi à vendredi prochain. Mais il leur apparaissait de toute manière pertinent, dans le contexte du moment: «Nos métropoles entrent dans des réseaux européens et internationaux et l’on voit bien que plusieurs grandes questions auxquelles elles sont confrontées se posent à l’échelle européenne, par exemple la cohésion sociale, la transition énergétique et les grandes infrastructures de transport», souligne Anne Pons, directrice générale de l’Adeus, l’agence d’urbanisme de Strasbourg. «L’enjeu, c’est d’arrimer les autres territoires à ce changement d’échelle», ajoute-t-elle.

 

Eviter le piège du débat technique

 

Travailler davantage en réseau, sur un périmètre plus large: les agences d’urbanisme entendent contribuer à relever ce défi, en complément de la réponse du législateur (lois NOTRe et Maptam) qui aboutit à la création des grandes régions et au regroupement d’intercommunalités, soulignent-elles.

Sur l’Europe proprement dite, la 38e Rencontre nationale entend ne pas tomber dans le travers de débats ultra-techniques qui seraient monopolisés par l’examen des normes, règlements et directives. C’est pourquoi elle a ouvert ses thèmes et son panel d’intervenants: universitaires, sociologiques et philosophes se joindront aux élus et aux techniciens pour parler des «individus créateurs d’Europe», du défi des migrations pour les politiques publiques, des liens entre territoires tels qu’ils sont pratiqués en Europe (solidarités entre villes et campagnes, coproduction citoyenne de la ville, mobilité, transition énergétique, etc.). Le titre général de la manifestation résume bien l’esprit recherché: «Construire l’Europe des lieux et des liens».

«Quelle est l’Europe que nous voulons, dans le contexte mouvementé qu’elle traverse ? Quel en est le bien commun ? Nous nous pencherons sur ces questions», appuie Anne Pons. Avec l’objectif d’en identifier leur traduction possible dans les territoires «locaux».

 

Le programme détaillé est disponible sur www.fnau.org

 

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