Industrie/Négoce

Leroy Merlin croit au dynamisme du bâtiment roumain

Mots clés : Distribution

L’enseigne disposera de 8 points de vente à son concept dès la fin 2015 et 17 avant octobre 2016.

L’enseigne de distribution française Leroy Merlin, positionnée sur la construction, l’amélioration et la décoration de l’habitat, a annoncé qu’elle  disposera de 8 points de vente à son concept en Roumanie, fin 2015. Un réseau qui sera porté à 17 unités avant octobre 2016. Ainsi, l’équipe locale dirigée par Frédéric Lamy aura-t-elle transformé en moins de deux ans les 15 magasins rachetés fin 2014 à l’enseigne autrichienne Baumax. Avec cet investissement, Leroy Merlin entend profiter au maximum du dynamisme du marché local.

« Le marché de la construction en Roumanie a crû de 10% sur les neuf premiers mois de l’année, rappelle Frédéric Lamy.

Les Roumains adorent leurs maisons. Ils y consacrent 10 à 12% de leurs revenus. Et les besoins sont énormes car le parc, bâti essentiellement entre 1960 et 1980, nécessite un important travail de rénovation, notamment thermique. » Le marché roumain des matériaux et équipements pour le résidentiel est donc un marché de volume. « Ceux qui veulent travailler ici doivent être prêts à assumer de grosses quantités », confirme le patron de Leroy Merlin Roumanie. D’autant plus qu’après des années de marché en situation de pénurie, le client roumain est très à cheval sur la disponibilité du produit. En revanche, étant donné le niveau de vie moyen (revenu moyen par ménage autour de 400 euros), c’est un marché de prix bas. « Les fournisseurs le savent, même les grandes marques dont les Roumains sont très demandeurs, les prix de vente peuvent être trois fois inférieurs à ceux des marchés d’Europe de l’Ouest », souligne Frédéric Lamy. Malgré les prix bas, les fournisseurs français sont présents.

Malgré cette pression sur les marges, le potentiel du marché a donc convaincu Leroy Merlin. Mais pas seulement. Le leader du marché, le roumain Dedeman (chiffre d’affaires record en 2014 à 758 millions d’€) annonce un objectif de 50 points de vente pour 2017. Son concurrent Arabesque –plus positionné sur les matériaux et le second œuvre technique avec 18 entrepôts – approchera les 340 millions d’€ de ventes en 2015. Et les grands acteurs internationaux sont là : Brico Dépôt est arrivé en 2013 en rachetant Bricostore (15 points de vente). L’allemand Hornbach a ouvert en 2015 son sixième magasin. Praktiker (27 unités), racheté en 2014 par le turc Search Chemicals, a ouvert 5 magasins en 2015 et vise les 45 points de vente pour 2017. « La distribution moderne capte déjà la moitié de ce marché estimé entre 3,2 et 4 milliards d’€, note Frédéric Lamy. La consolidation des réseaux est en marche et le commerce traditionnel, plutôt spécialisé sur de petits segments, va céder des parts de marché. »

 

 

 

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