Chantiers

Le viaduc de Colombes s’offre une nouvelle jeunesse

Mots clés : Béton - Enfance et famille - Ouvrage d'art - Structure en béton - Transport ferroviaire

Construit en 1934, le viaduc de Colombes a subi au cours du temps plusieurs types d’agressions (chimiques, mécaniques, météorologiques…) qui ont eu progressivement raison de sa structure en béton armé. Les pathologies induites ont conduit Réseau ferré de France et la SNCF à lancer d’importants travaux de régénération.

Epaufrures, fissurations, carbonatation des bétons, corrosions des aciers, problèmes d’étanchéité… Construit en 1934, le viaduc ferroviaire de Colombes (Hauts-de-Seine) présente aujourd’hui bon nombre de désordres généralisés qui ont rendu indispensables des travaux de régénération. Si le vieillissement « naturel » et les conditions urbaines (cycles gel-dégel, trafic ferroviaire, pollutions chimiques, etc.) n’ont pas été sans conséquences sur la structure en béton armé de cet ouvrage de 600 mètres de long et de 21 mètres de large, l’enrobage des aciers – techniques de construction de l’époque obligent – s’est avéré moins important que prévu. De surcroît, le béton armé – tout nouveau matériau dans les années 1930 – ne présentait pas les garanties de qualité actuelles. Résultat ? Après visites de contrôle et études techniques, Réseau ferré de France (devenu SNCF Réseau) et la SNCF ont décidé de lancer un important programme de rénovation et de réhabilitation – estimé à un peu plus de trois millions d’euros – concernant les sous-faces, les encorbellements et les tabliers du viaduc.

Menés par un groupement composé des entreprises POA (Pathologie Ouvrages d’Art) et Lang TP, les travaux, démarrés en mars 2014, ont d’abord consisté à sonder les 23 000 m² de surface du viaduc potentiellement endommagés. « Au total, près de 3 300 m² se sont révélés être en mauvais état structurel : 1 500 m² ont alors été traités avec du béton projeté et 1 800 m² ont fait l’objet d’un ragréage, après démolition manuelle pour les petites surfaces et hydrodémolition pour les surfaces plus grandes », précise Lorraine Morlot, conductrice de travaux pour POA. Au vu des contraintes inhérentes à ce type d’ouvrage (ciculations ferroviaires maintenues en service tout le long des travaux, zone urbanisée, présence de parkings sous le viaduc, etc.), les bétons employés devaient tout à la fois offrir des résistances élevées à jeunes âges ainsi qu’une prise très rapide, et permettre une mise en œuvre souple et facilitée (talochage immédiat).

 

15 000 m² de surface à imperméabiliser

 

Selon les impératifs techniques du chantier, plusieurs solutions ont au final été mises en œuvre. Ainsi, BASF, via sa marque PCI, a fourni toute une panoplie de produits pour la réparation et la protection des bétons. Parmi ceux-ci, la colle Barrafix 920 et le primaire de passivation Nanocret AP, qui permettent respectivement de sceller les armatures métalliques dans le béton armé et de protéger les aciers de ce dernier contre les phénomènes de corrosion. En outre, ont été appliqués à Colombes deux mortiers de réparation structurels : le Polycret 317 (pour des profondeurs allant jusqu’à 70 mm) et le Polycret 423 Rapid. Produit récent pour le groupe allemand, ce dernier se caractérise notamment par sa prise très rapide. Appliqué en épaisseur de 5 à 50 mm, il peut être recouvert au bout de quatre heures.

Une première pour BASF enfin : pour la première fois en France à aussi grande échelle, un liant hydraulique modifié (LHM) – le PCI Barraseal 550 VP 15 – a été appliqué sur pas moins de 15 000 m². « 820 kits ont été nécessaires pour protéger l’ensemble de la surface à traiter », avance Georges Skaf. Et le responsable commercial de BASF France d’ajouter : « Ce revêtement monocomposant flexible, utilisé pour imperméabiliser l’ouvrage, résiste, entre autres, aux liquides modérément acides et aux cycles gel-dégel, tout en laissant respirer le support. Il permet également de ponter les fissures. »

Avec ces opérations de régénération, suivies, d’ici septembre prochain, de sa remise en peinture complète, le viaduc de Colombes s’offre ainsi une cure de jouvence bien méritée lui permettant de retrouver son lustre d’antan.

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