Paysage

Le végétal en quête de récit et de stars

L’envie de végétal ne se traduit pas en actes d’achats. Le cabinet Asterès a livré ce diagnostic le 4 octobre lors de l’assemblée générale de l’association du végétal et du paysage Val’hor, à l’issue d’un an d’études de la filière. La séance de brainstorming place les neuf familles professionnelles au pied du mur.

« Vous n’avez pas su répondre à la demande potentielle ». A ce message sans concession adressé le 4 octobre aux professionnels du végétal et du paysage, Nicolas Bouzou, directeur et fondateur du cabinet d’études économiques Asterès, ajoute une recommandation : « La notion de végétal d’ornement ne répond pas à la demande du consommateur qui cherche le bien-être, plus que de beauté », estime le consultant, dans la foulée d’une première étude livrée en 2016 à l’Union nationale des entreprises du paysage sur les bénéfices économiques générés par les travaux de plantation.

Outre le manque de succès commercial, les nouveaux travaux d’Asterès, réalisés cette année pour l’association interprofessionnelle du végétal et du paysage Val’hor, rappellent les faiblesses de l’amont de la filière : le nombre de producteurs français a diminué de moitié en 10 ans, et leur déficit commercial de 866 millions d’euros révèle leur manque de compétitivité.

 

Le long et le court

 

Pourtant, les professionnels sont sortis de la séance de brainstorming du 4 octobre avec la conviction de détenir les clés  pour relever le défi : « Asterès nous a sensibilisés au fait que nous nous trouvons à la fois au début d’un cycle long et d’un cycle court. Nous pouvons en tirer profit », analyse Jean-Marc Vasse, délégué général de Val’hor. La réponse aux demandes des consommateurs doit s’exprimer selon lui dans le temps et dans l’espace : « Les jeunes ne veulent plus passer leur loisir à pousser leur caddie ; nous devons apprendre à gérer autrement les commandes et la livraison ». La notion d’espace s’adresse aux collectivités et aux entreprises : « Dans la ville comme dans les lieux de travail, le végétal contribue à attirer les talents, comme l’a compris Google dans l’aménagement de son siège californien », poursuit Jean-Marc Vasse.

 

Consensus

 

« En entendant ces messages, aucun professionnel n’est tombé de sa chaise », se réjouit Benoît Ganem, président de Val’hor. La qualité de l’écoute, entre les différentes branches de la filière, constitue une première étape. Parmi celles qui restent à franchir, figure selon lui celle du récit susceptible de toucher le consommateur : « On souffre du manque de stars, et de ne pas raconter suffisamment de belles histoires ».

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