Transport et infrastructures

Le tunnelier du métro de Rennes creuse ses premiers mètres

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Transport collectif urbain

Depuis le 9 janvier, «Elaine», le tunnelier de la ligne B du métro de Rennes, a fait ses premiers tours de roue. Encore en phase de réglage, cette véritable usine de 82 mètres de long et 1 450 tonnes creusera entre 15 et 20 mètres par jour en vitesse de croisière.

300 m3 pour les quatre premiers mètres ! Ce tas de déblai de couleur grise, caractéristique des schistes du Briovérien rocheux qui fait la nature du sous-sol de Rennes, donne une idée de ce qui attend Jean-Luc Metge (Dodin Campenon Bernard), directeur de la production du tunnel et de son équipe composée d’une vingtaine de personnes. Au total, pour creuser les 8 650 mètres de couloir souterrain entre les quartiers de La Courrouze et Via-Silva, ce sont quelque 570 000 m3 de matériaux qui devront être excavés, au rythme moyen de 1 400 m3 par jour.

La phase de démarrage, progressive, devrait durer quelques jours encore en faisant alterner creusement, essais mécaniques, tests de traitement de terrain, d’allongement du tapis, paramétrage du système de pilotage, mesures topographiques… «Nous sommes encore en réglage mais nous devrions avancer à une vitesse de 15 à 20 mètres en rythme de croisière et jusqu’à 30 mètres en pointe» explique Jean-Luc Metge.

 

Expertise

 

Pour l’homme de l’art, qui compte notamment à son actif les métros de Toulouse, Marseille ou le tunnel LGV de Saverne, ce chantier ne présente pas de difficultés particulières même si le passage sous la Vilaine, la traversée de 9 stations souterraines déjà réalisées et la sinuosité du parcours représentent tout de même des points sensibles. Les équipes en charge du creusement auront aussi en tête les risques de fontis apparus dans les années 1990 lors du chantier de la ligne A. Ces risques devraient être limités car le nouveau tunnel se situera à 25 mètres de profondeur, soit 5 mètres plus bas que la ligne existante, et quelques 900 bâtiments seront auscultés par Dodin Campenon Bernard pour prévenir tout dommage.

 

Le bout du tunnel

 

Long de 82 mètres et d’un poids de 1 450 tonnes, ce tunnelier, fabriqué en Allemagne chez Herrenknecht, devrait déboucher en mars/avril dans la station Cleunay, première des 15 stations de la future ligne. Il fonctionnera 24h/24 et 7j/7. Selon les difficultés rencontrées, le chantier de creusement durera entre 30 et 36 mois. C’est le plus important des quatre lots de gros œuvre génie civil qui comprend également deux tranchées couvertes de 2,2 km et un viaduc de 2,4 km.

Au total, le chantier de la ligne B (13,8 km, 15 stations, dont 12 souterraines) représente un investissement de 1,2 milliard d’euros HT (valeur janvier 2010). Selon les fédérations professionnelles du BTP, quelque 5 500 emplois seront nécessaires pour ce chantier de travaux publics qui est actuellement l’un des plus gros en France.

 

 

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