Transport et infrastructures

Le tracé de la troisième ligne de métro toulousain choisi en décembre

Mots clés : Etat et collectivités locales - Transport collectif urbain

Le 7 juillet, Jean-Michel Lattes, le président du syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine Tisséo, a présenté le résultat des premières études sur le projet de la 3e ligne de métro. Baptisée Toulouse Aerospace Express, elle doit desservir les principaux pôles économiques du territoire à l’ouest et au sud-est de l’agglomération. Le premier coup de pioche est prévu en 2019.

Le tracé de la future 3e ligne de métro toulousain, désormais baptisée Toulouse Aerospace Express, sera choisi en décembre. Suivront la concertation publique et les études préliminaires, puis les études opérationnelles ainsi que l’enquête publique. Les travaux pourraient démarrer en 2019 avec une mise en service de la ligne en 2024.

 

1,5 à 1,7 milliard d’euros

 

Avec la longueur du tracé qui sera de 20 à 25 km, l’annonce du calendrier est la principale information communiquée 7 juillet à Toulouse, par Jean-Michel Lattes, président du syndicat mixte de transport en commun (SMTC) de l’agglomération toulousaine Tisséo. Entouré de Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse métropole, Francis Grass, président de la Smat (société de la mobilité de l’agglomération) et de Marc Del Borrello, président de l’Epic (exploitant du réseau Tisséo), il a fait le compte rendu du premier comité de pilotage qui avait réuni quelques heures plus tôt les principaux financeurs de Tisséo conviés pour une restitution des premières études.

L’autre précision apportée a été celle du budget du projet. Les techniciens du SMTC, de la Smat et de l’agence d’urbanisme et d’aménagement de Toulouse aire urbaine (AuaT) ont ainsi comme mandat d’étudier le projet dans une enveloppe comprise entre 1,4 et 1,7 milliard d’euros.

 

200 000 passagers

 

La 3e ligne de métro, qui a vocation à transporter au moins 200 000 passagers, a un autre intérêt. Elle va permettre de relier l’arc économique majeur de l’agglomération toulousaine: « Elle doit desservir les sites d’Airbus, à l’ouest et au nord de Toulouse, l’aéroport, la gare Matabiau puis le quartier en construction de Toulouse Montaudran Aerospace. Elle pourra aller jusqu’à la zone tertiaire d’Innopole à Labège, situé au sud-est», a détaillé Jean-Michel Lattes.: «La force d’entrainement de Toulouse Aerospace Express jouera à plein sur les activités, les emplois et la croissance. 48 % des emplois de la région toulousaine sont aujourd’hui présents dans le corridor d’études du projet. Ce sera sans doute encore plus demain», poursuit-il.

 

Airbus

 

Principal employeur du territoire et premier contributeur de Tisséo à travers le versement transport, Airbus est d’ailleurs membre du comité de pilotage, aux côtés des quatre intercommunalités membres du SMTC (Toulouse métropole, communauté d’agglomération du sud-est toulousain, communauté d’agglomération du Muretain, SITPRT), de la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse et de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Autre certitude: une nouvelle station de métro sera créée à la gare Matabiau pour faire la connexion avec la ligne A. «Nous avons veillé au maillage pour ne pas faire une ligne détachée du reste du réseau», a insisté Jean-Michel Lattes.

 

Priorité

 

Pour l’élu, par ailleurs vice-président en charge des transports à Toulouse métropole, la 3e ligne de métro est une priorité. «Chaque année, l’agglomération du Grand Toulouse augmente sa taille de 12 000 à 14 000 habitants et il faut ajouter 50 000 déplacements, tous confondus. Dans dix ans, il faudra gérer 500 000 déplacements en plus», a-t-il expliqué.

Tout l’été servira à affiner les études pour choisir le tracé définitif. Elles serviront aussi à définir le type de matériel. «Rien n’oblige en effet à choisir le VAL utilisé sur les deux lignes de métro, affirme Francis Grass, président de la Smat.

 

Redondance

 

Quant au financement, le président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc a évoqué différentes pistes, dont les crédits européens du plan Juncker et des «outils facilitateurs» sur lesquels travaille le ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Pour le reste, Tisséo pourra recourir à l’emprunt et compte sur la participation financière des collectivités.

Reste à convaincre le conseil départemental de la Haute-Garonne, dont le nouveau président Georges Meric (PS), a clairement annoncé qu’il ne prendrait aucune décision, tant que la question du prolongement de la ligne B du métro toulousain jusqu’à Labège ne sera pas réglée. Porté par la communauté d’agglomération du sud-est toulousain (Sicoval), le projet, dont le financement du coût de près de 400 millions d’euros et les études opérationnelles sont bouclés, est en phase d’enquête publique. Le nouveau patron de Toulouse métropole s’interroge sur la pertinence du projet qui risque d’être redondant avec la 3e ligne de métro. En effet, dans les deux cas, il s’agit de desservir le sud-est toulousain. L’avis du commissaire enquêteur en septembre permettra d’avancer.

 

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