Événement

Le Tour de France de la construction : Etape 15 : Samatan – Pau (158,5 km)

A l’occasion du Tour de France 2012, lemoniteur.fr et Europcar vous proposent de suivre la Grande Boucle d’une manière originale qui relie le monde du cyclisme à celui de la construction, histoire de faire la course en tête sans quitter le casque de chantier ! Aujourd’hui, gros plan sur la quinzième étape qui se court le 16 juillet entre Samatan et Pau.

Une entreprise

Mas (Pau)  agglomère les compétences et cultive son indépendance

 

Bâtiment, ouvrages d’art, génie civil sont le cœur de métier de l’entreprise Mas basée à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Depuis 1955, le groupe Mas (736 salariés, chiffre d’affaires 2011 : 152 millions d’euros HT) est présent en France sur tout le Grand Sud mais aussi en Suisse. Au fil des années, le groupe s’est agrandit de filiales spécialisées dans la maison individuelle, le génie climatique, la plomberie-sanitaire, l’électricité, la peinture.

Au départ de cette aventure, Henri-Edgard Mas, ingénieur de l’École Supérieure des Travaux Publics, commence sa carrière en 1946 dans  l’Entreprise Rouzaud et Fils à Paris. Or cette société  a implanté une agence à Lacq au moment du démarrage de l’usine de traitement de gaz. Henri Edgard Mas en devient le directeur en 1955 et entame une diversification en créant une activité bâtiment. En 1967, la filiale Rouzaud Sud devient l’entreprise générale Mas, et emploie alors 125 salariés.

Durant plus de 30 ans, l’entreprise Mas a poursuivi sa diversification et étendu sa zone géographique pour constituer l’un des plus important groupes indépendants de BTP de France. Henri-Edgard Mas est toujours aux commandes, avec  Jean-Pascal Simon, président du directoire et Joseph-Emmanuel Caro, directeur général.

Les références pleuvent : tramway de Bordeaux et de Toulouse, paravalanche, radar météorologique, usine Airbus à Toulouse, centre nautique de Colomiers, Zénith de Toulouse, centre des congrès de Pau, pont sur l’Adour de l’A65, etc… Les maîtres mots : indépendance, proximité et réactivité.

 

 

 

Un homme

 

Antoine Mégret d’Étigny, bâtisseur de route et inventeur de station thermale

 

Antoine Mégret d’Étigny, bâtisseur de route et inventeur de station thermale

Intendant de la généralité de Gascogne, Béarn et Navarre, le baron Antoire Mégret d’Etigny (né à Paris en 1719, mort à Auch en  1767) a été un grand modernisateur. Appelé en avril 1751 à l’intendance d’Auch et de Pau, il introduit dans la province d’importantes améliorations, malgré l’opposition des parlements et des villes elles-mêmes (Toulouse et Bordeaux). Soucieux d’améliorer le réseau routier, particulièrement médiocre, il utilise au mieux les douze journées de corvées annuelles dues pour l’entretien des routes. Mais l’intendant veut aller vite et n’hésite pas à confier les travaux les plus nécessaires à des entrepreneurs professionnels, aux frais des communautés redevables de la corvée. Ne se faisant pas toujours rembourser les nombreuses avances faites sur sa cassette personnelle, Mégret d’Étigny  finira par se ruiner. Son œuvre a également été caractérisée par la modernisation de l’exploitation des forêts de haute montagne (du bois pour la marine, du charbon pour les forges), par la mise à niveau des voies navigables, ainsi que par le développement des carrières de marbre, notamment celle de Bagnères.  A Luchon, en 1759, Antoine Mégret d’Étigny va créer une route carrossable, à coups de corvées et d’expropriations, puis réorganise les thermes deux ans plus tard en jetant les bases de leur futur essor. En 1763, l’intendant y fera prendre les eaux au duc de Richelieu, qui reviendra en 1769 avec une grande partie de la Cour. La station thermale est lancée. Mais Mégret d’Étigny meurt en 1767, à l’âge de 47 ans. Il est ruiné et disgracié.

 

 

Un ouvrage

 

Le funiculaire de Pau, balade verticale au-dessus des Pyrénées

 

 

Pau, comme Montmartre a son funiculaire. Depuis 1908, il relie la gare au boulevard des Pyrénées, sorte de « promenade des Anglais » en surplomb, qui offre, comme son nom l’indique, une vue imprenable sur les Pyrénées. Car Pau a été au début du siècle une station touristique aussi courue que Nice. Le funiculaire était tout indiqué pour monter vers les hôtels élégants et élégantes de la Belle Epoque. En 1904, Jean Bonnamy, entrepreneur de travaux publics bordelais, propose alors un funiculaire dont le potentiel minimum était estimé à 500 000 voyageurs par an. Hélas, les « écologistes » de l’époque et le Touring club parviennent à repousser le projet. Mais le maire Henri Faisans ne désarme pas, et finit par emporter l’adhésion du conseil municipal. La Ville signe la convention avec Bonnamy le 12 juillet 1905. Le funiculaire sera mis en service le samedi 15 février 1908, à 7 heures du matin.

L’ouvrage composé de travées métalliques en poutres à treillis, rivetées, repose sur des palées scellées dans des massifs de béton. La pente est de 30 % et il est long de 110 mètres. Les cabines actuelles en caisse métalliques datent de 1961 et ont été révisées fin 2006. Comme prévu au début du XXème  siècle, il transporte effectivement 500 000 personnes chaque année.

 

 

Demain, sur lemoniteur.fr, suivez laseizième étape du Tour entre Pau et Bagnères-de-Luchon.

 

Pour découvrir chaque étape, cliquez ic i

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