Aménagement

Le SIG transfrontalier du Rhin supérieur poursuit sa route

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Réseau routier

Outil original de cartographique par-dessus le fleuve entre France, Allemagne et Suisse, le système d’information géographique du Rhin supérieur a obtenu du programme européen Interreg-V le budget de 360 000 euros qui assure sa continuité jusqu’au 30 juin 2018.

C’est un outil de cartographe apprécié des aménageurs du territoire qui a été reconduit pour trois ans grâce aux fonds européens qui ont apporté 180 000 euros et aux Etats et collectivités françaises, allemandes et suisses qui ont versé la même somme. Le système d’information géographique (SIG) du Rhin supérieur a produit près de 200 cartes transfrontalières sur des sujets variés: démographie, marché du travail, infrastructures de transports, occupation des sols, documents de planification, urbanisation et prévention des risques industriels, espaces naturels protégés…

Les documents sont produits à l’échelle d’un territoire trinational de 21 500 km2 et 6 millions d’habitants que forment l’Alsace, le Pays de Bade allemand et la pointe sud du Land voisin de Rhénanie-Palatinat, ainsi que les cantons de la Suisse du Nord-ouest autour de Bâle. «La difficulté vient, bien sûr, de l’absence d’équivalence parfaite des statistiques d’un pays à l’autre. Dans ce cas, nous privilégions la comparabilité des valeurs absolues. Et sinon, nous nous rabattons sur la comparaison des évolutions», expose Boris Stern, responsable technique du SIG basé au conseil départemental du Haut-Rhin qui assure le pilotage opérationnel de l’outil.

Depuis ses débuts, il y a une dizaine d’années, le SIG ne répondait qu’aux commandes de la structure qui l’a créée: la Conférence du Rhin supérieur, instance institutionnelle de coopération transfrontalière. Son inscription dans Interreg-V s’accompagne d’un élargissement de ses commanditaires potentiels à l’ensemble des acteurs de ce territoire. C’est déjà le cas d’universités, ou de Pamina, la structure locale transfrontalière qui englobe l’Alsace du Nord. Cet élargissement doit aussi permettre d’actualiser des données, dont un certain nombre date désormais.

 

Vers un géoportail

 

Le SIG du Rhin supérieur se rapproche par ailleurs de son homologue de la «Grande Région» transfrontalière composée de la Wallonie, du Grand-Duché de Luxembourg, des Länder allemands de Sarre et Rhénanie-Palatinat et de la Lorraine désormais «compatriote» de l’Alsace au sein de la région Acal.

L’autre évolution importante dans le cadre du programme Interreg sera la constitution d’un géoportail «dynamique». L’objectif consiste à concevoir des cartes interactives, dont l’utilisateur pourrait tirer des informations ciblées à sa demande spécifique… en somme «à la carte». Les chevilles ouvrières espèrent finaliser fin 2016 ce travail de fourmi.

Le portail «Georhena» succéderait alors définitivement à l’actuel site www.sigrs-gisor.org, qui en attendant, est mis en stand-by pour garder la mémoire du fonds cartographique.

 

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