Aménagement

Le schéma directeur du château de Fontainebleau est lancé

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement - Manifestations culturelles - Normalisation - Marquage CE - Tourisme

Au cours des douze prochaines années, le ministère de la Culture et de la communication va consacrer 115 millions d’euros à la restauration et à la remise aux normes du château de Fontainebleau. Objectif visé: 700 000 visiteurs par an à l’horizon 2026 contre 500 000 aujourd’hui.

«Versailles a ouvert la voie en 2003. Le temps de Fontainebleau est venu». C’est par ces mots que Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la communication a conclu la présentation du schéma directeur du château de Fontainebleau (Seine-et-Marne), le 26 janvier. Au cours des douze prochaines années, l’Etat va consacrer 115 millions d’euros à la rénovation de ce site, classé en totalité au titre des monuments historiques en 2009, seul exemple de résidence royale en France à avoir connu une occupation interrompue de l’époque médiévale au Second Empire. «Pour le ministère, c’est un effort financier conséquent qu’autorise la fin des grands chantiers parisiens: on ne pourra plus dire que les projets se concentrent dans la capitale», avait auparavant indiqué la ministre.

 

Travaux urgents de mise en sécurité

 

Le programme de travaux, sous maîtrise d’ouvrage de l’Etablissement public du château de Fontainebleau (EPCF), a été établi sur la base d’un diagnostic approfondi réalisé par Patrick Ponsot, architecte en chef des monuments historiques. Structuré autour de trois axes – sécuriser, restaurer/valoriser et accueillir -, il se déroulera en trois phases. La première tranche (2015-2018) est prioritairement ciblée sur la sécurité et la sûreté. Une mise à niveau urgente s’impose. «Le château fait l’objet depuis plusieurs années d’un avis défavorable à son ouverture au public de la commission départementale de sécurité incendie et de secours», a rappelé Arnaud Amelot, chef de projets à l’Oppic (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture), mandataire de l’EPCF. Ces travaux de mise aux normes s’accompagneront de la réfection des toitures des ailes Louis Xv et du pavillon central de l’aile des Ministres et du renforcement de certains planchers.

 

Nouveaux espaces dédiés au public

 

La deuxième phase (2019-2022) comprend quatre grandes actions: l’achèvement de la mise en sécurité et la poursuite de la modernisation des équipements techniques; l’aménagement des réserves dans le quartier des Princes, la création d’un espace de médiation culturelle et le lancement de la rénovation des jardins et du parc du domaine. Enfin, la troisième vague de travaux (2023-2026) s’articulera autour de deux projets majeurs: la reconfiguration du musée Napoléon 1er et l’achèvement de la revitalisation du quartier Henri IV, l’une des dépendances du château, avec la création d’un pôle d’excellence du tourisme (engagé dès la première phase) et l’installation d’un pôle dédié aux jeunes publics.

 

Ouverture

 

«L’une des résultantes de ce schéma directeur, c’est l’ouverture des cours. D’ailleurs, ce schéma directeur peut se résumer en un seul mot qui est celui d’ouverture: ouverture des cours, ouverture sur la ville, ouverture vers un nouveau public, ouverture vers le siècle qui a commencé…», a souligné Jean-François Hebert, président de l’EPCF. Aujourd’hui fermées au public, la cour Ovale et celle du Quartier Henri iV vont être rénovées. «Notre objectif est de restaurer les circulations de l’Ancien régime, de passer d’une cour à l’autre comme on le faisait avant la chute du Second Empire», a ajouté Jean-François Hebert. A l’issue de la troisième phase de travaux, il sera possible d’accéder au château aussi bien depuis la place du Général de Gaulle, située devant la cour d’Honneur, que depuis la place d’Armes, trait d’union entre la ville et le quartier Henri IV.

Avec ce schéma directeur, l’EPCF espère accueillir 700 000 visiteurs par an contre 500 000 aujourd’hui. Sa mise en œuvre ne mettra pas un point final aux travaux de restauration du domaine de Fontainebleau. Un second programme pluriannuel d’investissement sera nécessaire, estimé à 170 millions d’euros.

 

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X