Aménagement

Le réseau Vivapolis de la ville durable enfin en ordre de marche

Mots clés : Démarche environnementale

Trois ans après son lancement et après quelques tâtonnements, Vivapolis, la marque France de la «ville durable» à l’international, prend une forme d’un réseau dont le premier comité de pilotage s’est tenu à Nantes, à l’occasion du sommet Climate Chance.

Hasard du calendrier ou preuve de l’exemplarité du territoire nantais en matière de ville durable, c’est en septembre 2013, dans la capitale du Grand Ouest que Vivapolis était présentée pour la première fois. Le 26 septembre 2016, la marque France de la «ville durable» à l’international revient pour y tenir son premier comité de pilotage. Trois ans entre l’annonce officielle et le premier comité de pilotage, ça peut sembler très long. En réalité, ce comité de pilotage matérialisait plutôt la nouvelle mouture de la marque Vivapolis, qui se présente aujourd’hui comme le «réseau des acteurs publics et privés de la ville durable».

Sa coordonnatrice, Michelle Pappalardo, en a profité pour clarifier certains points et, notamment, le positionnement de Vivapolis par rapport à l’Institut pour la ville durable (IVD) annoncé en conseil des ministres en décembre dernier et qui porte le nom Vivapolis – Institut pour la ville durable. Car la création de Vivapolis-IVD, dont les objectifs ressemblaient en tout point à Vivapolis, avait surpris. La nomination à sa tête de Valérie Lasek, une proche de Manuel Valls, avait même conduit certains observateurs à voir dans cette nouvelle structure, un outil pour «recaser» les nombreux élus et membres des cabinets ministériels dans la perspective des défaites électorales à venir.

 

Facilitateur et accompagnateur

 

Le nouveau site Internet de Vivapolis devrait permettre de mettre de l’ordre. «Il y aura un seul site Vivapolis avec trois branches: le réseau Vivapolis, l’Institut de la Ville Durable et le fédérateur export, qui vient lui aussi de tenir son premier comité de pilotage» explique Michelle Pappalardo.

Ainsi, la mission principale de Vivapolis-IVD serait de jouer un rôle de facilitateur et d’accompagnateur des différents acteurs publics et privés dans leurs démarches techniques et réglementaires tandis que la marque ombrelle Vivapolis se veut un «réseau large et ouvert».

«Par exemple, l’IVD pourra financer des opérations que le réseau a identifiées» espère Michèle Pappalardo. L’ancienne présidente de l’Ademe se veut résolument confiante. «Un réseau comme Vivapolis peut surprendre dans sa forme car nous ne sommes pas habitués à cela en France. Il se construit par la base, par bribe… à l’image de la fabrique de la ville» poursuit-elle.

La ministre du Logement, Emmanuelle Cosse venue assister au comité de pilotage à Nantes semble être sur la même longueur d’ondes. «Nous n’imposerons pas de modèle mais notre rôle est de fixer un cadre» a-t-elle déclaré. Et l’élue écologiste de conclure «Et maintenant, il n’y a plus qu’à laisser vivre ce réseau !».

 

 

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