Santé

Le promoteur Trianon étend ses « bâtiments sains » en Alsace

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Air

Le promoteur alsacien Trianon Résidences lance cet automne à Saint-Louis (Haut-Rhin) et Obernai (Bas-Rhin) ses 6e et 7e programmes répondant à son concept de « bâtiment sain ». Celui-ci consiste à remplacer la part de matériaux allergènes pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

L’idée est partie d’une conviction intime de Cédric Simonin, le PDG de Trianon Résidences : « Tôt ou tard, la qualité de l’air intérieur jouera un rôle important dans l’acte d’achat et il deviendra une marque de différenciation entre promoteurs ». Tel n’est pas encore le cas, reconnaît-il. Mais le jeune dirigeant entend positionner sa société sur le sujet.

Trianon a mandaté l’équipe du professeur Frédéric de Bley, pneumologue au CHU de Strasbourg, pour diagnostiquer les matériaux de programmes immobiliers classiques au regard de leurs risques allergènes. Bilan : « 80% d’excellent et 20% entre moyen et franchement pas bon », rapporte Cédric Simonin. Le promoteur s’attache donc à remplacer ces 20% problématiques, repérés dans les colles, les carrelages, les moquettes, les fenêtres et portes, les peintures, certains enduits et certains bétons. Il a fédéré un groupe d’une dizaine d’industriels prêts à substituer des produits selon le cas non polluants, non allergènes, antibactériens, naturels, voire dépolluants. Rector, Lapeyre ou encore Placo figurent dans ce panel, annonce-t-il.

Le surcoût est annulé par un « effort » du promoteur sur sa marge et des fabricants sur les prix, précise la société, créée en 2004 pour former la branche habitat collectif du groupe immobilier alsacien Vivialys (105 millions de chiffres d’affaires en 2014, dont 18 millions pour Trianon correspondant à 120 ventes).

 

Mesure de la qualité au bout d’un an

 

« Nous demandons les fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) des produits. Nous mesurons la qualité de l’air intérieur à la réception (C02, composés organiques volatils, taux de renouvellement…) et nous ferons analyser son évolution au bout d’un an, appartement par appartement, par la même équipe du CHU de Strasbourg », poursuit Cédric Simonin.

L’occupant se voit remettre un guide pédagogique d’utilisation, car sa propre prise en main de l’appartement pourrait annihiler les efforts consentis. « S’il installe des meubles et des bougies parfumées bourrés de formaldéhydes et autres COV, c’est parfaitement contreproductif », relève Cédric Simonin.

Avec les derniers programmes mis en commercialisation cet automne, le promoteur compte désormais 180 logements prévus en « bâtiment sain ». Le pionnier, situé à Gambsheim près de Strasbourg, engage les travaux de ses 36 logements. Il a valu à Trianon Résidences le trophée Promotolec du bâtiment innovant en 2014. Son nom mérite explicitation : le « 1204 » fait référence à la masse volumique de l’air (1204 g/m3).

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