Projets

Le projet « Etoile Voltaire » de Réinventer Paris rejeté par le tribunal administratif

Mots clés : Établissements pénitentiaires et judiciaires - Jurisprudence - Manifestations culturelles - Salles d'audition, de conférences, de réunion, spectacles ou à usages multiples - Urbanisme - aménagement urbain

Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi 14 juin la désignation de l’équipe lauréate pour le réaménagement en salles de cinéma de l’ancienne sous-station électrique du début du siècle dernier, située avenue Parmentier dans le XIe arrondissement.

Le 3 février 2016, le jury du grand appel à projets « Réinventer Paris », désignait l’équipe Olivier Palatre Architectes / Atelier Roberta / Société des Réalisateurs de Films / Voltaire et Compagnie / La Bellevilloise / Franck Boutté Consultants / T/E/S/S / Peutz / Casso&Associés / Atelier Roberta / Demathieu&Bard, lauréate pour le réaménagement de la « sous-station Voltaire », une sous-station électrique du début du XXe siècle située avenue Parmentier dans le XIe arrondissement de la capitale.

Un projet de 5 salles de cinéma et, sur une surélévation, une salle panoramique et un restaurant géré par le chef Thierry Marx employant des jeunes en insertion. Les architectes proposaient notamment de conserver l’architecture de la façade industrielle largement vitrée, tout en y « insufflant de la nature » avec la création d’un écrin végétal en terrasse.

Saisi par l’association «le 14, avenue Parmentier», le tribunal administratif de Paris a annulé cette désignation, le 14 juin dernier.

 

Un jury pas assez international

 

Le tribunal a estimé que le jury international annoncé pour choisir les lauréats ne l’était pas vraiment, avec «quatre experts internationaux d’après la Ville de Paris» sur 23 votants, 15 des jurés étant des élus parisiens. Il a pris également en compte un argument de l’association selon laquelle la surélévation allait modifier «très substantiellement» la façade d’un bâtiment qui fait l’objet d’une PVP (Protection Ville de Paris), qui permet de protéger tout ou partie d’un immeuble. Enfin, la Ville a été condamnée à payer 1.000 euros à l’association.

Dans un communiqué, la Ville de Paris a «déploré cette décision», la jugeant «critiquable» et annonçant qu’un appel allait être interjeté. Elle a ainsi estimé que le tribunal s’est fondé «sur une mauvaise version du règlement de l’appel à projets», alors qu’il «avait eu communication du document contenant les règles effectivement applicables».

Jean-Louis Missika, adjoint à l’urbanisme de la maire PS Anne Hidalgo, a trouvé cette décision «difficilement compréhensible». Le «tribunal n’a pas lu les avenants du règlement qui a modifié la composition du jury», a-t-il estimé. Quant à la surélévation, il s’agit de «quelque chose qui est amovible sur le toit du bâtiment. Quand ils parlent de surélévation, ils font semblant de confondre une installation pérenne et une installation amovible». La Ville s’estime par ailleurs «confiante dans les chances de succès de ce recours et dans la bonne réalisation du projet retenu ainsi que des autres projets +Réinventer Paris+ sur lesquels cette décision n’a pas d’incidence».

 

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