Transport et infrastructures

Le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie en bonne voie

Mots clés : Administrations, banques, bureaux ouverts au public - Etat et collectivités locales

Suite au comité de pilotage qui s’est tenu le 7 juillet à la préfecture d’Ile-de-France, de nouvelles études sont lancées sur les trois sections prioritaires du projet de ligne nouvelle Paris-Normandie : Paris-Mantes ; Mantes-Evreux et Rouen-Yvetot. Objectif visé : une mise en service avant 2030.

« Le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie-LNPN avance, il est en bonne voie », s’est félicité Nicolas Mayer-Rossignol, président du conseil régional de Haute-Normandie, le 7 juillet, suite au comité de pilotage qui s’était tenu le matin même à la préfecture de la région Ile-de-France. Le projet entre en effet dans une nouvelle phase d’études qui va se poursuivre jusqu’au début 2017. «Nous allons déterminer un scénario de service et pour chacune des trois sections prioritaires de la ligne nouvelle, une zone de passage préférentielle, de un à trois kilomètres de large », a déclaré Emmanuèle Saura, chef de la mission LNPN à SNCF Réseau, maître d’ouvrage du projet.

 

Un investissement de 5,3 milliards d’euros


Lancé en 2009, le projet de LNPN a un double objectif : desservir plus rapidement les grandes villes normandes et désaturer le réseau francilien. Suite aux préconisations de la commission Mobilité 21 (2013), il se déroulera en deux phases. A long terme, au-delà de 2030, le projet constituera un « Y », une ligne qui se divisera pour desservir les deux Normandie. Mais dans un premier temps, avant 2030, il fera l’objet d’une intervention sur trois sections prioritaires : Paris-Mantes ; Mantes-Evreux et Rouen-Yvetot, d’une longueur totale de 120 km pour 5,3 milliards d’euros d’investissement. Les temps de parcours seront alors d’environ 50 mn pour Paris-Evreux ; d’une heure pour Paris-Rouen et d’une heure et demi pour Paris-Caen. Les trains circuleront à 200/250 km/h. « La LNPN offre un nouveau modèle français, à mi-chemin entre le train classique et le TGV. Elle apporte des réponses en termes de liaisons intervilles et de desserte fine du territoire », a ajouté Emmanuèle Saura.

 

Déclaration d’utilité publique en 2020


« La décision d’implanter une gare nouvelle à Nanterre-La Défense sera prise au cours du premier semestre 2016. Nous étudions aussi la possibilité de réaliser un tunnel de 8 à 10 km de long à l’ouest de Nanterre qui serait entièrement dédié à la LNPN » a indiqué François Philizot, délégué interministériel au développement de la Seine et président du comité de pilotage du projet LNPN. A partir de 2017, seront engagées les études d’esquisses de tracé et d’évaluation socio-économique. Les membres du comité de pilotage espèrent obtenir la déclaration d’utilité publique en 2020.

D’ici là, les infrastructures existantes vont être modernisées avec, dans le cadre du plan impact 2015-2020, 810 millions d’euros injectés dans le réseau ferroviaire bas et haut normand.

 

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