Aménagement

Le projet de Grand parc Garonne à Toulouse entre en phase opérationnelle

Mots clés : Conservation du patrimoine

La première phase du vaste chantier de valorisation de la Garonne sur 32 km, baptisé Grand Parc Garonne, démarre cette année et se poursuivra jusqu’en 2020. La priorité est donnée au patrimoine historique et naturel. Toulouse métropole prévoit un budget de 28 millions d’euros.

Le projet de Grand parc Garonne, décidé lors du mandat du maire précédent, le socialiste Pierre Cohen, est relancé avec des premières réalisations visibles dès cet été. Il va se développer sur la base du plan guide élaboré en 2010 par l’agence TER, associée au bureau d’ingénierie culturelle BICFL, avec pour ambition de reconquérir les bords de la Garonne, axe naturel de 32 km qui traverse sept (1) des 37 communes de l’agglomération toulousaine.

Sur un périmètre de 3 000 hectares, soit 8 % de l’espace métropolitain, qui recouvre des espaces situés entre la confluence de l’Ariège, au sud, et la commune de Saint-Jory, au nord, l’agence de paysagistes propose une vision globale et des orientations d’aménagements sur le long terme. Elles visent à prendre en compte tous les usages (promenade, loisirs, sport, culture, navigation, etc.), à créer une continuité, tout en préservant et valorisant le patrimoine architectural et naturel.

Longtemps délaissée, la Garonne doit en effet devenir la colonne vertébrale naturelle et vivante de Toulouse Métropole.

 

Toulouse centre

 

L’agence TER a déterminé des séquences qui bénéficieront chacune d’un traitement spécifique soulignant leurs atouts propres. C’est justement dans l’une d’elle, «baptisée Toulouse centre/ports historiques», que vont être visibles dès cet été les premières réalisations. Sur l’enveloppe globale de 28 millions d’euros TTC prévue par Toulouse Métropole sur la période 2015-2020, cette séquence mobilisera un montant de 15 millions d’euros TTC. Il servira à réaménager, entre 2015 et 2018, les ports historiques de la Daurade, de Saint-Pierre et de Viguerie, ainsi que certaines parties des quais. Ainsi, le quai de Tounis accueillera, du 18 juillet au 13 septembre 2015 inclus, un espace de restauration flottant, composé d’un local de 45m2 adossé au quai et d’une terrasse flottante d’environ 120 m2. En 2016, il accueillera également en 2016 des bollards d’amarrage pérennes.

La même année, le port de la Daurade fera l’objet d’un embellissement comprenant l’aménagement d’un espace vert, d’un sol stabilisé, d’un dallage en grès, d’une pelouse renforcée. En 2017, ce sera au tour du port de La Viguerie de bénéficier d’un lifting : changement complet du revêtement du sol, aménagement de l’espace public, etc.

 

Garonne Aval

 

Sur la séquence «Garonne Aval», la collectivité a inscrit un budget de 6 millions d’euros TTC. Un parcours «découverte» sera accessible aux piétons et aux cycles dès l’été 2015 sur le secteur Ginestous-Sesquières. Il comprendra cinq boucles entre 9,5 km et 2,3 km. Les aménagements seront légers sous forme de mobilier urbain (tables de pique-nique, poubelles, bancs, dalles en béton marquant l’entrée de chaque boucle, etc.) et de tables de lecture pour présenter la flore, la faune aquatique, etc.

 

Ile du Ramier

 

La troisième séquence à aménager correspond à l’Ile du Ramier. Sept millions d’euros TTC sont programmés pour transformer ce qui constitue le poumon vert de Toulouse. Abritant un parc au XIXe siècle, l’île du Ramier, doit retrouver sa vocation originelle. Il s’agit aussi de mieux la raccrocher à la ville. Les travaux commenceront par l’aménagement de la pointe nord de l’île entre 2017 et 2019. Ils permettront notamment de retrouver une vue dégagée sur le fleuve et sur l’usine hydroélectrique. Cette pointe sera également le point de départ de cheminements «modes doux».

Jouxtant cette partie, à l’arrière du parc des expositions, la métropole prévoit, en 2016, la création d’un ponton d’amarrage, afin de permettre aux navettes fluviales commerciales de naviguer entre le centre-ville et l’île du Ramier, notamment les jours de match au Stadium, également situé sur l’île.

La collectivité va enclencher les phases d’études et d’autorisations réglementaires liées aux codes de l’urbanisme et de l’environnement. Hormis les aménagements du centre-ville confiés à l’urbaniste catalan Joan Busquets, la collectivité a décidé de confier la maîtrise d’œuvre opérationnelle à ses services.

 

(1) Toulouse, Blagnac, Beauzelle, Fenouillet, Seilh, Gagnac-sur-Garonne et Saint-Jory.

 

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