L'Actu

Le programme énergétique de Barak Obama

A mesure que le prix du galon monte, l’énergie devient le leitmotiv des Américains. Les candidats à la Maison blanche peaufinent donc leur programme énergétique.

Ces dernières semaines, JohnMcCain estimait nécessaire, pour faire face à la crise, de construire 45 centrales nucléaires et – retournant sa veste au passage – d’accroître la production nationale d’hydrocarbures. Des propositions raillées par le camp démocrate qui accuse l’ancien pilote d’être « dans la poche des compagnies pétrolières. » Mardi, c’était au tour du sénateur de l’Illinois de présenter son plan pour une « new energy for America ». Et de l’énergie,
Barack Obama en a à revendre.

Une taxe sur les profits des compagnies pétrolières
Dans son discours, le sénateur du parti de l’âne promet d’instaurer une taxe sur les gros profits des compagnies pétrolières afin de financer une aide de 1 000 dollars par an aux familles de classe moyenne. Le descendant du président (sécessionniste !) Jefferson Davis entend aussi, reprenant une idée mise en oeuvre en 2000 par Bill Clinton, mettre sur le marché 10% des réserves stratégiques de pétrole
pour faire baisser les prix de l’essence. Et à propos de pétrole, Barak Obama veut encourager la prospection dans les terres fédérales et en offshore. Ce à quoi il était fermement opposé, il y a une semaine. En aval, les « obligés  » du marché de quotas seront financièrement incités à injecter leur CO2 pour accroître la production d’hydrocarbures.

Un marché de quotas d’émissions de CO2
A plus long terme, l’avocat n’est pas en manque d’idée. A commencer par l’instauration d’un marché de quotas d’émissions de CO2. Des quotas qui seront vendus aux enchères. Avec les 15 milliards que rapporterait chaque année cette opération, le tombeur d’Hillary Clinton veut financer le développement des ENR, du charbon et des carburants « propres ». A cet égard, les pétroliers devront réduire de 1% par an le taux de carbone de leurs carburants.
Les normes d’efficacité énergétique des véhicules et des bâtiments seront revues à la hausse. L’achat de véhicules propres bénéficiera d’une aide fiscale de 7 000 dollars. Se démarquant d’Al Gore, Barak Obama vise à ce que 10% de la production d’électricité soit d’origine renouvelable en 2012. Un courant dont il faudra réduire la consommation. Le candidat Obama prévoit de réduire de 15% la consommation du gouvernement fédéral en sept ans. Soit une économie de 2 milliards de dollars par an.
«Yes, we can».

enerpress

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