Industrie/Négoce

Le Prieuré connecte ses toitures végétalisées pour optimiser la ressource en eau

Mots clés : Aménagement paysager - Toiture

Le spécialiste de la végétalisation des zones urbaines Le Prieuré lance un nouveau système de toiture. Avec un volume de stockage d’eau plus grand et un pilotage à distance, il permet de mieux réguler les débits d’eau pluviale. 

Dix ans après le lancement de son bac tout-en-un pré-cultivé Hydropack, devenu l’un de ses best-sellers, Le Prieuré revient avec un nouveau système de toiture végétalisée, qu’il présente comme « hydroactive » et connectée, toujours conçue pour répondre à la problématique de gestion des eaux pluviales.

« Une toiture végétalisée agit comme une éponge en captant l’eau de pluie. Mais, au bout d’un moment, elle ne peut plus absorber davantage d’eau », constate Raphaël Lamé, fondateur et directeur général du Prieuré. L’industriel a donc consacré dix mille heures de recherche & développement sur quatre ans et un million d’euros d’investissement pour élaborer, en partenariat avec des centres de recherche, un système innovant permettant de stocker davantage d’eau pluviale et de limiter le volume d’eau rejetée vers le réseau.

 

Pilotage à distance

 

La toiture hydroactive est une superposition de deux bacs : un bac végétalisé pré-cultivé et un sous-bac de rétention d’eau dans lequel une mèche en microfibre permet la remontée d’eau par capillarité pour irriguer le substrat. La capacité de stockage d’eau sur le toit a ainsi été étendue à 90 litres par mètres carré. Parmi les quatre brevets déposés pour ce système, Le Prieuré a notamment inventé un régulateur pour contrôler le débit d’eau rejetée dans le réseau lors de la vidange du sous-bac.

« En cas d’épisode pluvieux, même violent, le système capte l’eau, la stocke ou la vidange si besoin. Quand il fait chaud, le système continue d’irriguer le substrat et les plantes et favorise le rafraîchissement du bâtiment », résume Raphaël Lamé. L’industriel a également développé un système de monitoring grâce à des capteurs installés dans la végétation qui recueillent et transmettent des données. Via une interface installée sur ordinateur, tablette ou smartphone, l’utilisateur peut ainsi voir sa toiture « vivre » en temps réel et en piloter à distance l’irrigation ou la vidange.

Une telle innovation a un prix : entre 30 et 50% de surcoût par rapport à une toiture végétalisée « simple » (dont le prix varie entre 50 et 100 euros du mètre carré), annonce Le Prieuré. Elle permettrait néanmoins de répondre aux exigences des plans locaux d’urbanisme (PLU) de plus en plus drastiques sur les débits de fuite et d’anticiper les normes en matière de gestion des eaux pluviales. Déjà, la loi de juillet 2010 rend responsable le maître d’ouvrage de la gestion de l’eau sur sa parcelle.

 

En savoir plus

Dans le projet de loi Biodiversité adopté le 24 mars par l’Assemblée nationale, un amendement rend obligatoire l’installation de « procédés de production d’énergies renouvelables » ou d’un « système de végétalisation » sur les toitures des nouvelles surfaces commerciales. Selon l’Association des Toitures Vegetales (Adivet), dont le patron du Prieuré est le président, 1,3 million de mètres carrés de toitures végétalisées sont installées chaque année en France, deuxième marché mondial derrière l’Allemagne.  

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