Transport et infrastructures

Le premier téléphérique urbain verra bien le jour à Brest

Mots clés : Démarche environnementale - Fiscalité

Contrairement à ce qui a pu parfois être écrit à la suite de l’abandon de l’écotaxe, le projet de téléphérique urbain reliant le centre-ville au nouveau quartier des Capucins verra bien le jour. Le groupement lauréat de la consultation sera connu mi-novembre.

Il était prévu fin 2015, mais ce ne sera finalement que courant 2016 que les Brestois pourront traverser la Penfeld en trois minutes pour rejoindre le nouvel écoquartier de 15 ha en cours de construction sur le plateau des Capucins, libéré par la marine nationale. Quelques petits mois de retard qui n’inquiètent pas Brest Métropole Océane (BMO) à l’origine de ce projet, donné mort-né pour certains. Objet de vives critiques pendant la campagne municipale, encore susceptible de ne pas recevoir de subvention de l’Etat après la déroute de l’écotaxe, « le premier téléphérique urbain de France verra bien le jour à Brest » confirme Alain Masson, vice-président de BMO en charge des grands projets.

 

Un projet plus cher

 

Les appels d’offres ont été lancés avec succès et cinq groupements, composés des majors de la construction et des grands équipementiers européens, ont répondu présent. Le projet initial, qui prévoyait une station enterrée coté rue de Siam (centre-ville), a toutefois dû être corrigé car les contraintes du site ont renchérit le projet. Le déclassement opportun d’une voie ferrée située sous la station a permis d’envisager de nouvelles solutions. Un deuxième appel d’offres, avec une variante technique pour la construction d’une station en belvédère sur la rivière, a alors été lancé. Les offres seront rendues fin octobre et le groupement lauréat sera officialisé mi-novembre » annonce Victor Antonio, directeur de la mission tramway et téléphérique.

« Sur un sujet comme celui-ci, le choix d’une conception-réalisation est véritablement opportun » explique-t-il. De fait, les réponses devraient être variées, avec par exemple, un nombre de cabines pouvant aller de 2 à 6. « Nous voulons avant tout un niveau de confort et d’accessibilité équivalent au tramway. Notre cahier des charges exige une fréquence de 5 minutes et un débit de 650 passagers/heure/sens avec une capacité maximale de 1200 passagers/heure/sens pour les sorties de cinéma par exemple » détaille Victor Antonio.
L’objectif de Brest Métropole Océane est de rester dans une enveloppe prévisionnelle de 18 millions d’euros, un montant qui pourra être assumé quelle que soit la décision de l’Etat.

 

Intégré au réseau de transport public

 

« Nous avons étudié toutes les options pour la traversée de la Penfeld et le rapport coût / performance du téléphérique est imbattable » justifie Victor Antonio. Si ce mode de transport s’est imposé, c’est également en raison de la géographie du lieu. A cet endroit, le franchissement dépasse les 400 mètres et doit dégager un tirant d’air de 48 mètres alors que les berges ne sont qu’à 30 mètres (une partie de la base navale est située en dessous).

 

A la différence des sites de montagne, le téléphérique de Brest fonctionnera 358 jours par an, avec une amplitude horaire journalière de 17 heures. Il sera intégré au réseau de transport public dont la gestion est déléguée à Kéolis. Avec un même ticket, les voyageurs pourront utiliser le bus, le tram et le téléphérique. Le design de ce dernier a d’ailleurs été conçu par Eric Rhinn (Avant Première), le même designer que le tramway.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X