Chantiers

Le premier pont routier bois-béton connecté de France construit dans les Alpes-Maritimes

Mots clés :

Béton

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Bois

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Couverture - Charpente

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Dallage

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Ouvrage d'art

Un pont routier innovant et environnemental, composé de dalles en béton préfabriquées connectées à des poutres en bois lamellé-collé, a été construit dans les Alpes-Maritimes. Une première française.

C’est un pont mixte un peu spécial. A la différence des ouvrages traditionnels constitués de béton et d’acier, le nouveau pont du Riou, situé sur la commune de Lantosque, dans les Alpes-Maritimes, présente la particularité d’être composé de dalles en béton préfabriquées connectées à des poutres en bois lamellé-collé. « Les dernières inspections de l’ancien ouvrage, entièrement en béton – et datant de 1934 –, avaient montré une forte corrosion des armatures inférieures des poutres avec perte d’enrobage. Au lieu de procéder à des réparations ponctuelles, nous avons préféré remplacer l’intégralité de l’ouvrage, ce qui ne représentait pas un surcoût excessif et nous permettait, dans le même temps, d’avoir un ouvrage totalement sain avec étanchéité », indique Julien Chauvel. Et le responsable du service ouvrage d’art à la Métropole Nice Cote d’Azur d’annoncer : « Il s’agit du premier pont routier bois-béton connecté de France. »

Ouvrage innovant et environnemental, le pont du Riou, d’une longueur de 15 m environ, remet ainsi au goût du jour le bois dans la construction des ouvrages d’art routier. « Un matériau qui était beaucoup utilisé à l’époque – comme pour les pieux par exemple –, mais que nous avons eu tendance à délaisser, à la différence des Suisses ou des Canadiens, qui l’emploient encore couramment », rappelle Julien Chauvel. Pour l’ouvrage conçu par la métropole niçoise, c’est le « Pin Douglas », un bois certifié, issu de la forêt du Morvan, qui a été choisi, à la fois pour ses qualités mécaniques et esthétiques. « C’est une essence qui offre des garanties en termes de résistance et de durabilité », ajoute l’ingénieur, qui avance également « l’intérêt intellectuel » qu’il y a à concevoir un tel ouvrage.

 

Des dalles béton connectées aux poutres en bois lamellé-collé

 

D’un point de vue technique, l’une des spécificités du pont du Riou réside dans ses systèmes de connexion. « Les quatre poutres en bois sont dotées chacune de 38 plaques métalliques. Chaque plaque contient six goujons, sur leur face supérieure, pour pouvoir poser ultérieurement les dalles en béton, et 28 tire-fonds [des vis, NDLR], sur leur face inférieure, qui permettent de fixer solidement lesdites plaques aux poutres », explique Julien Chauvel. Avant de poursuivre : « La mise en place, au centimètre près, des dalles sur les goujons a constitué, lors de la semaine de chantier, l’une des opérations les plus délicates. »

Une fois les quatre poutres posées sur leurs appuis et les six dalles connectées à ces dernières et clavetées entre elles, les travaux de finition ont pu avoir lieu, comme la réalisation de l’étanchéité et des joints de chaussée, la pose des dispositifs de retenue, la mise en œuvre de l’enrobé, etc. Au total, le chantier de remplacement du tablier du pont du Riou (démolition de l’ouvrage existant et mise à niveau des appuis comprises) aura nécessité la coupure de la circulation automobile durant une semaine. Son coût s’élève à 329 000 euros HT.

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  • - Le

    Pas si environnemental que ça !

    Je veux bien qu’on prête au béton tous les maux de la terre mais il ne faut pas tomber dans le greenwashing. Il faudrait faire le bilan énergie grise de l’ensemble des pièces … y compris les colles et procédés d’assemblage des lamellés collés et des pièces métalliques usinées.
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  • - Le

    Précisions !

    Serait-il possible de préciser qui est le constructeur, l’architecte, le maître d’oeuvre ? M. Chauvel n’a vraisemblablement pas conçu et construit l’ouvrage tout seul !
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