Transport et infrastructures

Le plan de gestion des déchets du BTP d’Ile-de-France divise

Mots clés : Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Gestion des déchets

Attaqué par le préfet d’Ile-de-France, soutenu par des entreprises franciliennes, critiqué par l’Uned (Union nationale des exploitants du déchet), syndicat majoritaire dans le traitement des déchets inertes du BTP, le Predec, adopté en juin 2015 ne fait plus consensus. Principal point de crispation : le moratoire de 3 ans imposé sur l’implantation de décharges en Seine-et-Marne.

Fin mars, un manifeste signé d’une dizaine d’entreprises spécialisées dans la gestion des déchets du BTP et la dépollution apportait son soutien au Plan régional de prévention et de gestion des déchets de chantiers d’Ile de France (Predec), menacé selon elles par la récente décision de la préfecture d’attaquer en justice le moratoire sur l’implantation de nouvelles décharges en Seine-et Marne.

Adopté il y a un an, ce plan qui avait été présenté comme un travail de consensus, n’avait jusqu’alors pas suscité beaucoup de réactions. Mais voilà qu’à la suite du « manifeste », et confortées par l’opposition du préfet Jean-François Carenco, l’Uned (Union nationale des exploitants du déchet), syndicat majoritaire dans le traitement des déchets inertes du BTP, l’Unicem (Union Nationale des Industries de Carrières et Matériaux de Construction) Ile-de-France et la FRTP Ile-de-France, montent au créneau pour, d’une part, contester la « représentativité des dix signataires franciliens » du manifeste ; dénoncer, d’autre part, le moratoire qui « n’apporte aucune solution satisfaisante et réaliste », « repose sur un constat erroné de déséquilibrage territorial », et n’est accompagné « d’aucune mesure d’incitation pour créer de nouvelles installations » ; et pour rappeler enfin qu’il avait suscité à l’époque de son adoption « une vive inquiétude » de la part de ses adhérents.

« Il y a de bon côtés dans le Predec », a expliqué au Moniteur.fr, Albert Zamuner, président de l’Uned, « notamment la volonté de créer un réseau optimisé de sites de gestion, de valorisation et de recyclage des déchets du BTP, favorisant ainsi le passage à l’économie circulaire. Nous avions voté pour ce volet à l’époque. Mais, opposés au moratoire, qui porte le risque de voir se multiplier les sites de décharge non autorisés, nous avons déposé un recours contentieux en novembre 2015 contre le Plan. En réalité, c’est aujourd’hui pour nous l’occasion de réaffirmer notre position à une telle mesure. Quant au Predec, son annulation ne poserait aucun problème d’autant plus qu’un nouveau plan imposé par la loi « Notre » (Nouvelle organisation territoriale de la République) va regrouper les plans régionaux et départementaux ». 

 

 

 

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