Immobilier

Le Plan Campus relancé : où en sont les projets ?

Lancé début 2008, le modèle du Plan Campus a été heurté par la crise. La signature, le 6 février à Lille, d’un accord avec la Banque européenne d’investissement (BEI), a été l’occasion pour le gouvernement d’annoncer la relance du plan Campus. En quoi consiste-t-elle réellement ? Eléments de réponse et détail, région par région, de l’avancement du programme.

Le plan Campus, lancé début 2008, est financé par les intérêts d’une enveloppe bloquée de 3,7 milliards d’euros. Les 200 millions de revenus générés annuellement devaient permettre, selon un schéma imaginé avant la crise, de lever suffisamment de fonds pour moderniser 10 campus via des partenariats public-privé (PPP), auxquels sont associés ensuite 11 autres, financés par le budget général (voir carte).

« Quand je suis arrivée à la tête de ce ministère en 2012, quatre ans après son lancement, seuls 156 millions d’euros avaient été débloqués pour des études et pas un seul contrat n’avait été signé ! », nous explique Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui a alors demandé au conseiller d’Etat Roland Peylet d’identifier les points de blocage. Dans son rapport rendu fin octobre 2012, il en cite trois principaux : la complexité de la procédure de PPP, l’impossibilité pour les universités d’emprunter, l’exclusion des collectivités locales des discussions sur l’aménagement des sites. L’envergure de certains projets neufs est alors revue à la baisse et plusieurs PPP sont réorientés vers de la maîtrise d’ouvrage publique (MOP).

Les collectivités et la Caisse des dépôts sont associées à la réflexion. « On ne peut pas faire d’aménagement intelligent sans eux », insiste Geneviève Fioraso qui prend deux mesures afin d’accélérer ce plan Campus. Premièrement, un décret du 12 octobre 2012 permet de créer des sociétés de réalisation associant universités, collectivités et Caisse des dépôts pour conduire des « partenariats public-public ». Deuxièmement, la loi de programmation des finances publiques 2012-2017 du 31 décembre 2012 prévoit que les universités pourront préfinancer leurs projets via des prêts à taux préférentiels de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d’investissement (BEI) et, donc, utiliser les fonds publics pour rembourser. Les interventions de ces deux financiers à long terme (25 ans) sont formalisées en avril 2013 (convention pour les campus d’@venir 2013-2018) et le 3 février dernier pour la BEI au travers d’un accord par lequel elle prêtera 1,3 milliard aux 13 plus grosses opérations d’ici 2017, en co-financement avec la Caisse des dépôts qui a déjà prêté plus d’un milliard pour financer le développement d’une offre sociale de logement étudiant, la rénovation énergétique et les enjeux de développement durable, le développement des infrastructures, des services et des usages numériques ou encore le soutien à l’innovation.

 

3 milliards de travaux programmés

 

Le plan Campus aujourd’hui, ce sont donc 3 milliards de travaux programmés d’ici 2020 (le reste relevant de PPP), auxquels il convient d’ajouter donc 1,7 milliard des collectivités territoriales, essentiellement en subventions et 1,3 milliard de prêts BEI. Sans oublier le volet « enseignement supérieur et recherche » des contrats de plan Etat-Régions (2,1 milliards sur 2007-2013). Conformément à la feuille de route adressée par la ministre en 2013, les sites peuvent choisir entre loi MOP et PPP. Sur 75 opérations initialement prévues en PPP, 23 ont été jugés assez mâtures pour être poursuivies. C’est le cas de GreenEr à Grenoble, premier PPP signé en juillet 2012 avec Eiffage, d’Océanomed 2 à Marseille (Batimur), de Lyon-Sud Médecine (GCC), du campus de Dijon (Bouygues Construction), de Toulouse Le Mirail troisième tranche (Vinci), de l’université de Bretagne (Eiffage) ou encore de Lille (Eiffage). D’autres sont en discussion comme Luminy 2017 à Aix-en-Provence, Condorcet ou encore une partie de Saclay.

47 projets ont basculé en loi MOP, montage innovant ou article 73 du code des marchés publics (CRM ou CREM, financement public), à l’instar de l’emblématique rénovation de l’université Sciences et Technologies de Bordeaux I, pour laquelle Bouygues a signé un contrat de conception-réalisation-maintenance (CRM) en novembre 2012 avec la société de réalisation immobilière et d’aménagement (SRIA), filiale du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres). De même pour la rénovation de l’université Paul Sabatier de Toulouse, la plupart des projets strasbourgeois, le campus de Nantes ou encore le campus scientifique de Lyon tech la Doua.

Enfin, cinq opérations ont été reportées car insuffisamment justifiées : L’Institut méditerranéen du risque, de l’environnement et du développement durable de Nice, des équipements sportifs et le « learning center » à Lille et deux opérations au Havre.

 

Détails, région par région, de l’avancement du plan Campus

Cliquez sur la région qui vous intéresse

 

Nord

Ile-de-France

Est

Ouest

Sud-Ouest

Rhône-Alpes

Sud

 

 

NORD

 

La Communauté  d’Universités  et d’Etablissements Université Lille Nord de France (CUE Lille) a signé un premier contrat de partenariat de plus de 27 ans représentant 61 millions d’euros d’investissement en décembre 2013 avec le groupe Eiffage, qui signe ainsi son troisième PPP après GreEn‐Er à Grenoble, l’UEB@campus en Bretagne. Le projet porte sur la conception, le financement, la construction et la maintenance de trois opérations dans le cadre du projet Campus Grand Lille. Premièrement, le Pôle Formation Santé (PFS), avec l’extension de la faculté de médecine de l’Université Lille 2 et la création d’une bibliothèque universitaire. Deuxièmement, la création d’Eurasport, un centre de recherche et de formation à l’interface des disciplines de la santé et de l’activité physique dans le contexte du Parc Eurasanté. Troisièmement, l’IMMD‐LEA, institut regroupant l’Institut du Marketing et du Management de la Distribution de l’Université Lille 2 et l’UFR LEA (Langues Etrangères Appliquées) de l’Université Lille 3 sur le site de l’îlot gare dans le centre de Roubaix.

Les collectivités apportent 12 millions à ce projet financé également par l’Etat et la Banque européenne d’investissement le refinance à hauteur de 21 millions. Certaines opérations ont dû être décalées, comme les équipements sportifs et le « learning center » prévus sur Lille-III.

 

ILE DE FRANCE

 

Campus  Condorcet

Le campus Condorcet (sciences humaines et sociales) s’étendra sur près de 180 000 m² à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) et porte de la Chapelle à Paris. Le gouvernement a donné son feu vert à l’automne 2012 pour réaliser une partie du programme en contrat de partenariat. Sur les 105 000 m² de la première phase (livraison en 2018), 50 000 m² sont réalisés en PPP. Le dialogue compétitif est en cours avec comme objectif une signature du contrat avant la fin 2014. Seront réalisés en loi MOP le Grand Equipement documentaire (24 000 m²) et un bâtiment pour l’Ecole des hautes études en sciences sociales (9 200 m²) à Aubervilliers (150 millions) et le pôle de la Chapelle (63 millions).

 

Plateau de Saclay

Cinq grandes écoles (Ecole Centrale Paris, Ecole normale supérieure de Cachan, ENSAE Paris Tech, Institut Mines Télécom et AgroParisTech.) et  le pôle de pharmacie-biologie-chimie de l’université Paris 11 vont se relocaliser sur le plateau de Saclay où sont déjà implantées Polytechnique, Supélec, HEC… Trois établissements auront recours à la loi MOP : ENS Cachan (64 000 m², 143 millions HT), Mines Télécom (42 700 m², 140 millions) et ENSAE (15 300 m²). Les maîtres d’œuvre ont été désignés. AgroParisTech (64 000 m²) et Paris 11 pour son pôle pharmacie-chimie (81 000 m²) ont opté pour le PPP. Les consultations devraient être lancées cette année. Centrale Paris a choisi de mixer les deux : la première phase (36 000 m²) est réalisée en MOP (architecte désigné) et la seconde (40 000 m²) en PPP. Le dialogue compétitif est en cours pour un investissement total de 220 millions. Les livraisons sont prévues à l’horizon 2017-2018 (à l’exception de l’ENSAE en 2016). Ces nouveaux bâtiments seront financés en partie par la vente des locaux actuels des écoles. La dotation de l’Etat s’élève à 850 millions, à laquelle s’ajoute une dotation spécifique d’un milliard au titre des investissements d’avenir (une trentaine de projets en cours ou à venir sur le plateau).

 

EST

 

Strasbourg

Parmi la dizaine de projets engagés ou livrés, trois opérations majeures émergent, en chantier depuis fin 2013 : le parc central du campus de l’Esplanade, dont la seconde tranche est entrée en chantier à l’automne (10,2 millions pour les tranches 2 et 3), la restructuration du restaurant universitaire Paul Appell (6,5 millions TTC) et la maison universitaire internationale (11,7 millions HT). L’université détient la maîtrise d’ouvrage de la première, signée par Agnès Daval, le Crous de la seconde, conçue par Patrick Weber, tandis qu’une SCI associant la caisse des dépôts et la société d’équipement de la région de Strasbourg construit la maison universitaire. Ce dernier cas a offert la démonstration de la capacité des PME à accéder à un marché de conception-réalisation : la société alsacienne du bâtiment a remporté le contrat, aux côtés de l’architecte strasbourgeois Patrick Weber.

Autre opération en cours, la livraison de la première tranche de l’institut de chimie Le Bel, fin 2014 (6,6 millions TTC de travaux, Ixo Architecture), commencera à libérer l’actuelle « tour de chimie », deuxième plus haut bâtiment de la ville après la Cathédrale. L’université, maître d’ouvrage, espère que la seconde tranche suivra l’an prochain. Restera ensuite à choisir le maître d’ouvrage de la reconversion de l’IGH en logements pour étudiants et chercheurs.

Deux autres opérations majeures devraient entrer en travaux en 2014 : pour 21 millions (coût d’opération) l’extension de l’école de management, sous maîtrise d’ouvrage de la région Alsace (architecte : Xaveer De Geyter), et le centre de recherche en biomédecine (Groupe 6), que l’université construira pour 36 millions TTC. Dans cette dernière opération, le Plan Campus apporte 8 millions pour combler un financement insuffisant du contrat de projet Etat-Région en cours d’achèvement.

2014 doit aboutir à « finaliser les programmes techniques détaillés d’un gros paquet d’opérations de 50 à 60 millions d’euros, afin de lever des fonds auprès de la BEI et de la Caisse des dépôts », explique Yves Larmet, vice-président de l’université délégué au patrimoine. L’extension de l’Insa de Strasbourg rentrerait dans ce paquet, de même que plusieurs réhabilitations énergétiques pressenties en contrat de conception, réalisation, exploitation et maintenance (Crem).

 

Dijon

Le schéma directeur de l’immobilier et de l’aménagement a été adopté à l’été 2013 par l’université de Bourgogne. Un contrat de partenariat a été signé en juillet avec Pertuy Construction (groupe Bouygues) pour 52,5 millions sur 25 ans pour construire et rénover plusieurs bâtiments. Livraison prévue en juin 2015. Deux autres consultations portent sur un chantier de rénovation et sur des nouvelles constructions. Sans oublier le regroupement des bibliothèques universitaires, qui nécessitera 25 millions au prochain contrat de plan.

L’université de Bourgogne lance parallèlement un programme d’investissement de 4,5 millions en trois ans pour rénover des bâtiments plus modestes à Auxerre, Nevers, Le Creusot, Chalon-sur-Saône et Mâcon.

 

Lorraine

Les universités de Metz et de Nancy, «  mariées » début 2012 au sein de l’Université de Lorraine, ont ainsi été retenues dans la session rattrapage lors de l’opération Campus. Ce qui a permis de mettre en œuvre la création ou la restauration de 90 000 m² de surface de plancher.

Les atermoiements sur les montages juridiques et le financement  ont engendré plusieurs mois de retard, mais toutes les opérations prévues dans ce programme de 153, 8 millions d’euros (57,8 millions apportés par les collectivités, 96 par l’Etat) sont désormais lancées, et pour certaines d’entre elles, livrées comme les 206 chambres de la résidence universitaire du Placieux à Nancy. La Cité U de Boudonville à Nancy sera réhabilitée en mai (324 chambres). A Metz, le campus du Saulcy accueillera une résidence de 100 chambres préfabriquées à faible loyer en septembre 2014. Maîtrise d’ouvrage : Crous Metz-Nancy (17 millions).

–          Pôle biologie-Santé à Nancy : déplacement des facultés de pharmacie et d’ontologie sur le campus de Brabois, qui devient le campus Henri Poincaré.  14 900 m à construire, 12 600 m² à rénover, réorganisation des sites et accès. Montant : 67,3 millions d’euros, dont 15 pour réhabiliter l’existant. Les constructions neuves seront engagées sous forme de contrat de partenariat, les réhabilitations en loi MOP. Calendrier : la publication de l’appel public à la concurrence est prévue ce printemps pour signature en septembre 2015 et livraison en 2018.

–          Les « sciences dures » regroupées à Metz. Reconstruction de l’UFR mathématiques informatique et mécanique (MIM) et Laboratoire d’étude des microstructures et mécanique des matériaux (LEM3) sur la technopole. Deux bâtiments neufs (12 900 m² pour l’UFR MIM et 3 300 m² pour le Lem3), 38,7 millions d’euros au total. Le dialogue compétitif s’est ouvert en 2013. La signature du contrat de partenariat est prévue en février 2015 et la mise en service en 2017.

–          Un Institut des sciences de l’homme et de la société à Metz, sur l’île du Saulcy. Le projet prendra place dans les anciens locaux de l’Ecole nationale d’ingénieurs de Metz transféré sur la technopole. Le cabinet TVA Architecture a été retenu en juin 2013. La rénovation porte sur 5 044 m² sur cinq niveaux. Les travaux (13,3 millions) débuteront en novembre pour livraison en septembre 2016.

–          La structuration du pôle Gestion management à Nancy constitue une opération à tiroirs. Elle commencera par la réhabilitation des 2 000 m² de  locaux de l’ICN Business School lorsque celle-ci aura déménagé sur le campus Artem (autre projet universitaire de Nancy, qui n’est pas inscrit dans le projet Campus) en 2016.  Et se poursuivra par une extension de 850 m² des locaux du Pôle lorrain de gestion rue du Baron Louis lorsque les nouveaux locaux seront livrés (échéance 2018). Budget total : 18 millions. Premiers avis d’appel public à la concurrence en 2018. 

 

OUEST

 

Bretagne

Si les montants alloués sont moindres (30 millions d’euros), l’approche est originale. Le projet UEB C@mpus prévoit la mise en réseau des 23 membres de l’Université européenne de Bretagne (UEB) : IUT, universités et écoles d’ingénieurs. Ce campus numérique n’exclut pas la construction de bâtiments. Au terme de deux années de dialogue compétitif, le contrat de partenariat a été attribué en novembre au groupement emmené par Eiffage Construction Bretagne, Orange, Fideppp2 et la Caisse des dépôts et consignations (avec l’architecte Michel Rémon et Egis en maîtrise d’œuvre associée). Le projet prévoit la construction, dès juin, de quatre nouveaux bâtiments (deux à Rennes et deux à Brest), avec une livraison prévue pour début 2016. Aux 30 millions apportés par l’Etat, la région et les collectivités en versent autant, ce qui porte à 60 millions d’euros les investissements.

 

Nantes

Le plan Campus finance l’Institut de Recherche Thérapeutique Campus (AIA architectes, livraison 2016), un pôle universitaire interdisciplinaire autour des cultures numériques sur l’île de Nantes (livraison 2017) mais surtout une vaste opération de réhabilitation de la faculté de lettres. « Financée directement par l’Etat, cette opération de 30 millions était prévue à l’origine en PPP mais a été transformée en CREM (conception-réalisation-entretien-maintenance) » précise Soizic Huchet du Guermeur, responsable du service construction de l’université de Nantes. Le chantier se fera en deux phases avec une livraison programmée à l’été 2018.

 

 

SUD OUEST

 

Bordeaux

Le contrat de conception-réalisation-maintenance (CRM) entre la société de réalisation immobilière et d’aménagement (SRIA), filiale du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) de Bordeaux, et DV Construction Sud Ouest (Bouygues Construction) a été signé en novembre 2012. Le chantier s’étalera jusqu’en 2016. La première tranche (120 millions HT) consiste à requalifier 16 bâtiments (90 000 m² SHON) du secteur sciences et technologies de l’Université Bordeaux 1, dont 12 seront restructurés et trois reconstruits. Ce chantier, dont 50 % des lots seront confiés à des PME, devra aussi favoriser l’insertion professionnelle. La SRIA, société privée à capitaux publics, a vocation à piloter pendant trente ans les opérations immobilières de l’université sans que le patrimoine public soit privatisé

 

Toulouse

La reconstruction intégrale du campus du Mirail a été confiée à Vinci en PPP (3ème tranche, juin 2013-2016) pour 202 millions TTC : reconstruction, après démolition des bâtiments existants, de trois UFR (unités de formation et de recherche), soit 60 000 m² de plancher, de près de 1 200 m² de salles de sport, de plus de 1 000 m2 d’espaces de foyers et d’exposition, d’un «village solidaire » de 5 00 m², d’un crèche, d’un ensemble de terrains de sport, de logements étudiants, et de plus de 90 000 m² d’aménagements extérieurs.

Les deux tranches précédentes (150 millions) ont été réalisées en maîtrise d’ouvrage publique dans le cadre des contrats de plan et de projet Etat-Région. Deux opérations sont encore en cours : la construction de l’UFR de psychologie (35,7 millions) et celle du bâtiment de «l’université ouverte » (21,6 millions).

La rénovation de l’université III Paul-Sabatier et de Toulouse I Capitole devait se faire initialement en PPP. Finalement, le président de l’université Paul Sabatier a opté pour une maîtrise d’ouvrage publique directement assurée par le PRES de l’université. Le financement sera couvert par des emprunts auprès de la Caisse des Dépôts et de la Banque européenne d’investissement, remboursés par la dotation Campus de l’Etat. Douze opérations sont prévues dans ce cadre, représentant plus de 130 millions HT de travaux, soit un montant total de 220 millions d’euros TDC. Les appels à candidature de maîtrise d’œuvre s’échelonneront, en fonction de la validation des projets par le ministère, sur les six mois à venir. En février sont ou seront lancés l’appel à candidatures concernant le laboratoire MB3 de l’INSA et un concours de maîtrise d’œuvre pour la réalisation du pôle agrobiosciences de l’Ensat. Devraient suivre, en priorité, le Centre de Biologie Intégrative, la Maison de la réussite en licence, la Maison des étudiants et du personnel, la réorganisation du département de physique, les équipements sportifs et de médecine étudiante. Premiers travaux fin 2015.

 

RHONE ALPES

 

Lyon (575 millions de dotation d’Etat et 152 millions pour les collectivités)

–          LyonTech de la Doua

Le projet « quartiers scientifiques » comprend quatre opérations, dont une réhabilitation de 22 bâtiments (140 000 m² de SHON , rénovation thermique, mise en accessibilité, mise en sécurité) en CREM, via un dialogue compétitif. Les travaux seront réalisés en site occupé à partir de début 2016 (durée 4 ans). Les trois autres opérations (deux bâtiments neufs de 5 000 m² pour la chimie-biochimie et de 3 400 m² pour l’enseignement mécanique et réhabilitation d’un bâtiment dans le quartier de la chimie) ont été lancées en loi MOP. L’Université de Lyon vient de réceptionner les offres. Travaux entre 2015 et 2017. Coût: plus de 240 millions d’euros

–          Charles Mérieux (trois sites)

Pour les quais-Berthelot : réhabilitation de 15 bâtiments (66 000 m²) en loi MOP. Le projet en phase de programmation technique détaillée pour une phase travaux « opérations tiroirs » de mi-2015 à début 2019. Coût: 57 millions TDC. Réhabilitation des bâtiments de Sciences Po au niveau performances énergétiques et mise en accessibilité. Les dossiers d’expertise ont été validés par le conseil d’administration de l’Université. La réhabilitation se fera en loi MOP. Travaux: juin-décembre 2014. Coût: 2,9 millions (dont 1,3 million du plan campus)

Pour le site Lyon sud : construction des nouveaux bâtiments pour la Faculté de médecine. Quatre relèvent du PPP conclu en juillet 2013 avec GCC. Travaux: mai 2014 – juillet 2015. Coût: 20 millions TDC.

Pour le site Gerland (Ecole Normale supérieure) : réhabilitation en loi MOP de l’école sur les sites de Descartes et Diderot et restructuration des laboratoires avec la construction d’un laboratoire (LR8) sur le site Monod. Choix du maître d’œuvre pour la construction du laboratoire en décembre 2014. Démarrage des travaux en 2016 pour un coût de 30 millions. Accessibilité du site Diderot et rénovation thermique du site Descartes : avril 2014 – mars 2015. Coût: 2,7 millions.

 

Grenoble (dotation de l’Etat de 400 millions ; ANR 30 millions ; collectivités 135 millions d’euros) 

Deux sites sont concernés : le domaine universitaire de Saint-Martin d’Hères qui absorbera 2/3 des financements et le campus de la Presqu’île (1/3). Une cinquantaine d’opérations sont ou seront engagées pour un investissement cumulé de 490 millions d’euros.

– Grenoble a été le premier campus universitaire à avoir signé un PPP pour la construction de la plateforme de formation GreEn-ER en juillet 2012 (Eiffage) et qui sera livrée avant l’été 2015. Un second PPP, signé cet été avec GCC, concerne la construction de 3 bâtiments de recherche sur le campus universitaire de Saint-Martin (Projet PILSI).

Un dialogue compétitif est en cours pour déboucher sur la signature d’un troisième PPP au printemps pour la réhabilitation-démolition et construction de nouveaux bâtiments dans le cadre de la restructuration des Sciences Humaines sur le domaine universitaire de Saint-Martin d’Hères. Programme : 9 000 m² à réhabiliter, 10 000 m² à construire. Livraison phasée entre 2017 et 2018.

Le maître d’œuvre de l’opération de regroupement sur le domaine universitaire de Saint-Martin d’Hères des formations paramédicales et des 1ers cycles de médecine sera désigné prochainement (loi MOP). Bâtiment de 10 000 m². Budget : 31 millions d’euros (dont 17 via l’opération Campus). Maîtrise d’ouvrage conjointe université et CHU.

Le choix du maître d’œuvre pour la réalisation de la maison de la création et de l’innovation sur le domaine universitaire de Saint-Martin d’Hères interviendra en novembre 2014. Budget : 23 millions (7 450 m² Shon neuf). Début des travaux : décembre 2015.

– Sur le campus de la Presqu’île, le regroupement des compétences en photonique avancée sur le site du CEA se fera en conception-réalisation (groupement Demathieu Bard, Unanime architecture et Technip TPS). 13 000 m² de surface de plancher. Budget : 39 millions. Début des travaux : 4e trimestre 2014 pour une livraison fin 2016.

 

SUD

 

Le premier PPP programmé à Marseille, Océanomed 2 à Luminy (25 millions et 25 ans) a été signé fin 2011 avec Batimur et Caisse d’épargne et doit être livré à la rentrée 2014. L’appel à candidatures pour un second PPP plus ambitieux, « Campus Luminy 2017 », doit être lancé fin mars.

A Aix, la réhabilitation-extension du campus du  quartier des Facultés a intéressé les trois majors : la négociation finale est en cours avec Eiffage Construction et Roland Carta (architecte) pour 75 millions de travaux. Signature prévue en avril.

A Montpellier, le plan Campus sera finalement réalisé en maîtrise d’ouvrage publique. Trois opérations sont prévues (Village des sciences, Institut de physique sur Montpellier-2, et Atrium sur Montpellier-3 (130 millions au total). D’autres travaux plus modestes sont réalisés sur dotation budgétaire

 

Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X