Energie

Le Plan Bâtiment Grenelle « planche » sur le bâtiment de demain

Mots clés :

Gouvernement et fonction publique

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Risque sanitaire

« Santé », « égalité des territoires », « redressement productif »… plusieurs ministères pourraient être intéressés par le « bâtiment de 2020 » auquel réfléchit actuellement le Plan Bâtiment Grenelle.

Chargé du déploiement du Grenelle de l’environnement dans le secteur du bâtiment, le Plan Bâtiment Grenelle compte livrer au gouvernement, avant le grand débat sur la transition énergétique promis en septembre, un document expliquant ce que pourrait être le bâtiment de 2020 et le cadre réglementaire l’accompagnant.

Afin d’établir ce document, le Plan Bâtiment Grenelle, après avoir lancé le groupe de travail « Réglementation Bâtiment Responsable 2020 » en janvier dernier, a convié, lundi 9 juillet, plus de 100 acteurs du bâtiment à réfléchir sur le bâtiment de demain. L’idée n’était pas de définir le bâtiment à énergie positive, sujet sur lequel Effinergie travaille déjà, mais d’élargir la réflexion à tous les aspects touchant au bâtiment: de l’empreinte environnementale à l’empreinte sanitaire en passant par la circulation des électrons.

 

Une réglementation territorialisée au service du redressement productif

 

« Les normes devront être au service de la politique industrielle », précise Rapahaël Ménard. Directeur d’Elioth, filiale du groupe d’ingénierie Egis, il imagine une réglementation qui serait adaptée à chaque territoire et qui veillerait à booster régionalement l’exploitation des potentiels industriels.

Raphaël Ménard pense également territorialiser les calendriers. Par exemple, la Paca, où le climat est favorable et la Bretagne, région où l’approvisionnement électrique est délicat, pourraient être les premières régions à se voir contraintes à construire des bâtiments qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment». Alain Maugard, à la tête de Qualibat, n’hésite pas à parler de 2016 pour le sud-est et la façade Atlantique.

Mais avant de parler de calendrier, il faut s’entendre sur ce que devra être le bâtiment de demain. Et, les idées fusent de toutes parts sur les critères à prendre en compte.
Le directeur d’Elioth pointe l’énergie grise en soulignant qu’«il serait ridicule de penser des bâtiments qui consomment peu mais dont la construction a nécessité une énergie considérable » et indique qu’ « il faudra rendre plus malléable le bâtiment dans son destin fonctionnel ».

Pour la spécialiste de la santé du bâtiment Suzanne Deoux, l’hygrométrie, « paramètre essentiel »  devra cesser d’être ignorée et, la température de consigne de 19°C revue à la hausse dans certains cas.L’architecte François Pellegrin souhaite lui que le plaisir d’habiter soit pris en compte.

L’équipe du Plan bâtiment Grenelle devra faire émerger de cette large réflexion des priorités capable de prouver au gouvernement que la route vers « le bâtiment responsable de 2020 » épouse les objectifs de ses différents ministères.

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