Logement

Le Plan Bâtiment Durable ouvre le chantier de la « carte vitale du bâtiment »

Mots clés :

Démarche environnementale

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Risque sanitaire

Appelons-le carte vitale du bâtiment ou passeport, ce document, sorte de carnet de santé d’un bâtiment, n’a que des vertus aux yeux des professionnels. Ce n’est donc pas un hasard si le Plan Bâtiment Durable anticipe sa mise en place en lançant un groupe de travail dédié.

Lors de sa dernière assemblée le 8 avril dernier (voir notre article) , le Plan Bâtiment Durable l’avait annoncé, il allait ouvrir quatre chantiers dont l’un sur la thématique « Rénovation des logements du diagnostic à l’usage ». C’est aujourd’hui chose faite avec le lancement d’un groupe de travail sur la carte vitale du logement. Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable, a confié à Emmanuel Cau, vice-président du Conseil régional de Nord Pas-de-Calais et à André Pouget, gérant du bureau d’études Pouget Consultants, la conduite de ce groupe de travail, à l’heure où les notions de carte vitale du logement, de passeport énergétique, d’exploitation et de compréhensions des consommations sont de plus en plus au cœur des sujets.
Leur mission : engager une réflexion rapide sur la notion de carte vitale du logement et imaginer, dans un temps court, le contenu de cette « carte vitale du logement » et son mode de fonctionnement afin de répondre aux besoins identifiés, ainsi que les étapes à construire pour la mettre en place concrètement. Afin de dessiner ensemble la « carte vitale du logement » de demain, il faut partir de la réalité de terrain aujourd’hui en tenant compte des évolutions nécessaires au-delà des clivages notamment techniques : comment est organisée et circule l’information dans les projets actuels ? Quelles sont les initiatives publiques ou privées qui sont proches d’une « carte vitale » ?

Dans la lettre de mission adressée aux deux co-pilotes, Philippe Pelletier insiste sur le fait que le dispositif devra prendre en compte les points de vue de l’usager, des professionnels et des territoires, mais aussi  que cette réflexion s’étende aux moyens concrets de sa mise en œuvre et de son appropriation par les ménages.

Dès l’été, les premiers éléments devront être proposés pour une conclusion des travaux à l’automne. Compte tenu de ce délai court, le groupe de travail lance dès à présent un appel à contributions afin de recueillir les idées mais aussi les bonnes pratiques, les expériences et les savoir-faire de l’ensemble de la filière. Les réponses qui devront être envoyées avant le 30 juin serviront de base aux propositions faites par le groupe de travail.


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Un dispositif dont l’utilité est partagée par les acteurs

 

Cet outil de mutualisation et de suivi dynamique de l’ensemble des informations concernant un même bâtiment germe depuis déjà quelque temps dans l’esprit des acteurs du bâtiment.
Raphaël Claustre, le directeur du Cler, y voit un dispositif  « inévitable pour étaler dans le temps les différents types de travaux qui ne peuvent être réalisés en une seule fois. On est convaincu que c’est une valeur importante pour le ménage et qu’il permettrait de faciliter le dialogue entre artisans et consommateurs ». Le think tank The Shift Project, dans son étude sur la rénovation thermique des bâtiments,  estime que le logement « devrait disposer d’un document qui répertorie les évolutions dont il a fait l’objet et comportant un diagnostic de performance énergétique renforcé et argumenté incluant l’état des consommations et dépenses énergétiques réelles, la préconisation d’une solution technique de référence (bouquet de travaux pré-formaté) et un planning/suivi de réalisation des travaux avec l’attestation de l’artisan qualifié ». Le groupe de travail 4 de la démarche « Objectifs 500 000 » conduit par Alain Maugard préconise lui-aussi cet outil « afin d’entraîner les ménages dans l’action de rénovation énergétique » et souhaite voir la réflexion sur le passeport énergétique annoncée par le Premier ministre avancer très rapidement. Voilà ce qu’il propose : « A chaque opportunité de travaux d’amélioration, d’agrandissement et de confort, il faudrait que soient développées des solutions de rénovation énergétiques…Chaque opération serait associée à un certain nombre de points qui, cumulés permettrait le déblocage de l’aide publique de l’Etat au bout d’un seuil à définir synonyme d’un stade significatif rempli dans une perspective d’une rénovation globale. L’état d’avancement de ce parcours énergétique pourrait être enregistré sur une carte vitale numérique du bâtiment pouvant, par ailleurs, comprendre d’autres éléments rattachés au bâtiment ».

Les idées ne manquent pas …

 

 

 

 

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