Culture

Le Petit Pari(s) ou le Kamasutra architectural de Stéphane Malka

Mots clés : Architecte - Conservation du patrimoine - Ouvrage d'art

Dans l’ouvrage paru aux Editions Courtes et Longues, l’architecte adopte quatorze positions sur les façades, les toits et les ponts de la capitale pour « faire l’amour au patrimoine parisien ».

« Le Petit Pari(s) n’est pas une monographie d’agence mais un livre de recherche que tout le monde peut s’approprier », indique sérieusement son auteur, l’architecte Stéphane Malka. Moins sérieusement, il explique que l’ouvrage présente « à la manière d’un kamasutra, différentes positions architecturales pour faire l’amour au patrimoine parisien : dessus, dessous, devant, dedans ». Des textes ramassés et des images abondantes décrivent et illustrent des « stratégies urbaines alternatives conçues en temps de crise et réalisables avec peu de moyens ».

Exemples : l’installation de campements urbains furtifs pour marginaux sur des murs pignons, à l’aide de tentes disposées sur des échafaudages ; la création de logements pour étudiants en extension ou surélévation d’immeubles, dont les façades seraient constituées de palettes en bois formant volets mobiles ; ou encore, l’implantation d’ateliers d’artistes dans des dents creuses, où des performances pourraient avoir lieu derrière de monumentales vitrines combinant des fenêtres de récupération. Le recyclage de matériaux, un terreau fertile pour faire germer de nouvelles idées sur l’architecture ? Oui, l’exposition « Matière grise » au Pavillon de l’Arsenal, à Paris le démontrait récemment.

 

Nouveaux plaisirs

 

Dans le livre « Le Petit Pari(s) », Stéphane Malka présente également divers programmes alternatifs destinés à « habiter l’espace public », comme des ponts habités, des jardins suspendus, mais aussi des lieux de recueillement sur les quais du métro ou de la Seine. Ce dernier projet, intitulé « Âmes vives », propose de river aux murs des urnes cinéraires serties de cubes de protection en résine phosphorescente. Le but : « réinjecter de la mémoire au cœur du tissu urbain. »

L’architecte parisien rêve aussi de nids d’amour perchés sur les pignons d’immeubles. « Ce love hôtel, paré d’une peau en déchets plastiques montés en patchwork, est un univers étrange et poétique qui invite à la réflexion et à l’introspection organique, la découverte sensorielle, la jouissance spatiale », décrit ce concepteur à la recherche de « nouveaux plaisirs architecturaux ».

 

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X