Entreprises de BTP

Le PDG d’Eiffage s’explique sur ses 195.000 actions gratuites

Jean-François Roverato, le PDG du groupe de BTP français Eiffage, juge « loin d’être excessif » le versement de 195.000 actions gratuites qu’il a reçu au titre de 2005 et 2006, soit plus de 23 millions d’euros au cours actuel, dans un entretien au quotidien « Les Echos » publié mercredi.

« On m’a donné 75.000 actions gratuites au titre de 2005, puis 120.000 supplémentaires au titre de 2006 », soit « deux millièmes du capital d’Eiffage pour 20 ans à sa tête, ce qui me semble loin d’être excessif », affirme Jean-François Roverato. « Depuis 1989, aucune stock-option ne m’a été attribuée puisque j’ai préféré qu’elles aillent à mes collaborateurs », ajoute le PDG, affirmant détenir à ce jour « 1,23% des droits de vote d’Eiffage » et n’avoir « jamais vendu un titre de la société », sauf pour l’achat de sa maison. Ces 195.000 titres représentent plus de 23 millions d’euros, au cours de clôture de l’action Eiffage mardi (118 euros) à la Bourse de Paris.

« Aucun salarié ne peut se plaindre, à mon sens, des décisions que j’ai prises pour l’actionnariat salarié », déclare-t-il par ailleurs, après avoir bloqué temporairement fin mars le remboursement des actions des salariés. A ce sujet, le PDG d’Eiffage annonce avoir pris cette décision dans « un souci d’équité » entre salariés. « Ceux qui se sont vu réellement interdire de vendre leurs actions, ce sont les ex-salariés du groupe, soit 2% de l’actionnariat salarié » qui ont « déjà multiplié leur mise par plus de dix fois » à la suite de l’envolée des cours de bourse, précise-t-il. « Les autres ne pouvaient de toute manière pas le faire actuellement puisque le déblocage de leur participation n’était pas prévu avant plusieurs semaines », ajoute-t-il. L’action Eiffage est en hausse de 61,57% depuis le début de l’année.

En outre, Jean-François Roverato affirme qu’il serait « très surpris » de ne pas avoir un nouvel actionnaire avant l’assemblée générale du 18 avril, évoquant un « investisseur espagnol ». « Cela pourrait être un promoteur immobilier, voire plusieurs », selon lui. L’espagnol Sacyr Vallehermoso, qui réclame cinq sièges d’administrateurs au conseil d’Eiffage, est récemment encore monté à son capital en franchissant le seuil de 33%. Un autre groupe espagnol de construction et d’immobilier, Grupo Rayet, a franchi en hausse le seuil de 4%. Luis Portillo Munoz, président du groupe immobilier espagnol Inmocaral, pourrait avoir acheté une partie des titres Eiffage échangés depuis trois semaines, selon la Tribune de mercredi.

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